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	<title>Alliance Geostrategique</title>
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	<pubDate>Sun, 14 Mar 2010 19:52:48 +0000</pubDate>
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		<title>Barack et les bunkers</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Mar 2010 11:00:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MGN</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Armement]]></category>

		<category><![CDATA[MGN/Zone d’Intérêt]]></category>

		<category><![CDATA[Militaire]]></category>

		<category><![CDATA[Technologie]]></category>

		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>

		<category><![CDATA[bombe anti-bunker]]></category>

		<category><![CDATA[bombe nucléaire]]></category>

		<category><![CDATA[bunker]]></category>

		<category><![CDATA[dissuasion nucléaire]]></category>

		<category><![CDATA[Iran]]></category>

		<category><![CDATA[USA]]></category>

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		<description><![CDATA[Le président Obama devrait prochainement se pencher sur un document préparé par ses conseillers de défense, baptisé Nuclear Posture Review, ce qui l’amènera à arbitrer plusieurs composantes de la stratégie nucléaire américaine, parmi lesquelles le programme RNEP, souvent qualifié d’arme nucléaire anti-bunker (nuclear bunker-buster).



La seconde guerre mondiale et la guerre froide sont connues comme deux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Le président Obama devrait prochainement se pencher sur un document préparé par ses conseillers de défense, baptisé <em>Nuclear Posture Review,</em> ce qui l’amènera à arbitrer plusieurs composantes de la stratégie nucléaire américaine, parmi lesquelles le programme RNEP, souvent qualifié d’arme nucléaire anti-bunker (<em>nuclear bunker-buster</em>).</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">La seconde guerre mondiale et la guerre froide sont connues comme deux périodes majeures dans la construction de bunkers et d’installations stratégiques enterrées. Cette pratique est un peu tombée en désuétude en Occident et nombreux sont les anciens bunkers et autres silos désormais laissés à l’abandon. On assiste toutefois à un développement préoccupant de ces installations par des nations d’Asie et du Moyen-Orient. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span id="more-4465"></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Des bunkers renforcés et des complexes souterrains seraient déjà construits en Iran, au Pakistan, en Chine, au Myanmar et bien sûr, en Corée du Nord. Ce savoir-faire n’est plus l’apanage des états et plusieurs groupes terroristes dont Al-Qaïda et le Hezbollah disposeraient de leurs propres bunkers, dont certains seraient particulièrement sophistiqués. Armes atomiques ou chimiques, missiles, postes de commandement, ou encore centrifugeuses nucléaires et autres leaders charismatiques figurent parmi les objectifs décisifs que renferment ces édifices souterrains. C’est dans le but d’atteindre ces cibles stratégiques que les Américains ont développé une gamme d’armes spécifiques, dont le fameux programme RNEP dont Barack Obama devra décider de la poursuite ou de l’abandon.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>Le RNEP</strong></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong><br />
</strong></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Le concept de charge nucléaire anti-bunker remonte aux premiers essais d’armes atomiques, au cours desquels il fut observé que ces engins avaient la capacité de générer de larges cratères souterrains. Si certaines armes nucléaires ont été conçues sous la forme de bombes pénétrantes dès les années 40, leur capacité anti-bunker était généralement considérée comme un effet inhérent à leur puissance destructrice et non forcément comme une caractéristique essentielle de leur conception.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Ce sont sans doute les opérations aéroterrestres menées par les Américains à Tora Bora qui permirent au concept d’arme nucléaire anti-bunker de trouver un nouvel élan, sous l’impulsion de l’administration Bush. En effet, les forces américaines durent larguer plusieurs tonnes de diverses munitions sur les montagnes de Tora Bora pour atteindre leurs ennemis retranchés dans des cavernes, au cours d’une bataille dantesque où Oussama Ben Laden aurait réussi à prendre la fuite. Une étude conjointe du Pentagone et du département de l’énergie fut menée dès avril 2002 afin d’étudier la possible intégration d’une tête nucléaire B-61 dans une charge pénétrante. En 2003, un budget de 15 millions de dollars était alloué au programme baptisé Robust Nuclear Earth Penetrator (RNEP), avec pour tâche d’établir si les têtes nucléaires B-61 et B-83 pouvaient être suffisamment renforcée pour en faire des charges pénétrantes. Le programme, mené conjointement par le département de la défense, le DoE et le laboratoire d’armement de l’Air Force (AFRL), fit face à de virulentes critiques et à plusieurs amendements du sénat qui ralentirent sensiblement le projet.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Plusieurs objections furent opposées au RNEP, notamment un risque pour la dissuasion nucléaire en cas d’emploi d’une arme nucléaire qualifiée de « tactique », le risque de retombées radioactives, en particulier sur des populations civiles et surtout, l’inefficacité du système contre des bunkers renforcés. À la demande du gouvernement, le congrès finit par autoriser des travaux de recherche et développement dans la construction d’une charge nucléaire d’une puissance inférieure à 5 kilotonnes, dans le cadre du programme RNEP. Toutefois, plusieurs estimations indiquent qu’une arme nucléaire d’une telle puissance ne permettrait pas de détruire un bunker renforcé et correctement enfoui. De plus, le risque de retombées radioactives demeurerait important dans le cas d’une explosion à moins de 200m de profondeur. Depuis 2005, le programme américain d’arme nucléaire anti-bunker ne semble pas avoir connu d’avancée majeure.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>Les alternatives non-nucléaires</strong></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong><br />
</strong></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Les États-Unis disposent depuis longtemps de bombes anti-bunkers à charges pénétrantes conventionnelles (BLU 116, BLU 109, SDB…), dont les capacités de pénétration sont estimées, pour les plus performantes d’entre elles, à 30-40m de terre et à moins de dix mètres de béton. Ces armes auraient atteint leurs limites d’efficacité au Kosovo, face à des bunkers renforcés et en Afghanistan contre des roches particulièrement denses. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Face à ce constat et avec la suspension du programme RNEP, les États-Unis ont relancé un programme conjoint de Northrop Grumman et Lockheed Martin connu sous le nom de « Big BLU », visant à produire une charge pénétrante de gros format. Le programme, financé par le gouvernement américain et mené par Boeing avec le concours de l’AFRL et de la DTRA (Defense Threat Reduction Agency) pris le nom de MOP (<em>Massive Ordnance Penetrator</em>). Le premier prototype de cette bombe de 13 tonnes, qui devrait à terme être emportée par les bombardiers B-2, fut testé en 2007 au Nouveau-Mexique. Le MOP (GBU-57) aura la capacité de pénétrer une épaisseur de 60m de béton renforcé, 40m de roche de densité moyenne et 8 mètres de béton hautement renforcé. Le programme MOP a connu une accélération en 2009, en raison d’informations indiquant la construction par l’Iran de bunkers modernes enterrés en profondeur, ainsi que l’accès par des ingénieurs iraniens à de nouvelles technologies de type « super-béton » très renforcé, à base de quartz et de fibres d’acier.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY"><img class="aligncenter size-full wp-image-4466" title="mop" src="http://www.alliancegeostrategique.org/images/mop.jpg" alt="mop" width="320" height="240" /></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Lors de la conception d’une charge pénétrante anti-bunker, les ingénieurs doivent concilier la puissance de la charge explosive avec l’encombrement et la robustesse de la tête pénétrante de l’arme, tout en respectant la capacité d’emport de l’aéronef qui devra la larguer. Ainsi, il est difficile de développer une arme à la fois transportable, très pénétrante et suffisamment puissante pour causer des dommages notables à une cible souterraine. Dans cette optique, d’autres approches sont envisagées afin d’assurer la destruction de ces cibles, privilégiant l’attaque par des points vulnérables du bunker et l’emploi d’explosifs spéciaux, plus adaptés à de grands complexes souterrains. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Afin d’atteindre les portes de bunkers avec un angle d’attaque satisfaisant, l’US Air Force travaille actuellement à la construction d’une « bombe rebondissante » (<em>skip bomb</em>) : la BLU121/B, qui combine un corps d’ogive très résistant fait d’un alliage spécial (ES-1c) et une charge thermobarique de nouvelle génération (AFX-757). Les charges thermobariques présentent la particularité d’expulser un mélange hautement inflammable à haute pression qui, une fois enflammé, produit une onde de souffle destructrice qui se propage particulièrement bien dans les tunnels et autres espaces confinés. Des armes thermobariques plus classiques peuvent également être employées contre des bunkers en les pénétrant par des conduits affleurants à la surface du sol. Il en est de même pour des bombes à impulsion électromagnétique (EMP), qui permettent de rendre inopérants des systèmes informatiques et électroniques protégés dans des bunkers, leurs effets destructeurs se propageant par les points d’entrée indirects que constituent les câblages et les surfaces métalliques incorrectement isolés.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>Les géologues à la rescousse de l’Air Force</strong></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong><br />
</strong></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Les attaques contre les bunkers nécessitent un important travail de reconnaissance et de planification. Cette tâche est rendue plus difficile alors que des pays comme l’Iran ou la Chine ont développé un savoir-faire de bon niveau dans le camouflage de leurs installations et dans l’enfouissement de leurs bunkers à grande profondeur. Le DARPA a initié <a href="http://www.darpa.mil/sto/underground/index.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.darpa.mil');" target="_blank"><span style="color: #0000ff;">plusieurs programmes de R&amp;D</span></a> pour faciliter la détection des bunkers les mieux protégés, basés sur des technologies dont la plupart sont déjà exploités par les géologues dans leurs travaux de prospection. Regroupés au sein du STO (<em>Strategic Technology Office</em>), ces systèmes en cours de développement emploient les techniques de gravimétrie, de détection sismique et d’imagerie électromagnétique.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Les États-Unis disposent déjà de plate-formes qui emportent des systèmes similaires, bien que destinés à d’autres tâches. C’est notamment le cas d’un appareil P-3 Orion modifié que possède une unité scientifique spéciale de l’US Navy. Connue sous le nom de VXS-1 (<em>Scientific Development Squadron 1</em>), cette unité est spécialisée dans l’étude océanographique, la cartographie maritime, la recherche radar et le développement de contre-mesures électroniques. Le VXS-1 dispose d’au moins cinq P-3 modifiés dont un appareil NP-3D dédié à la géologie terrestre et équipé d’un gravimètre, d’un magnétomètre, de capteurs d’imagerie hyperspectrale et d’un radar d’imagerie polarimétrique à synthèse d’ouverture (SAR). Cet appareil très particulier a été déployé à plusieurs reprises en Afghanistan avec le concours de l’USGS, afin de mener une étude géologique complète du sous-sol afghan. Capables de détecter des métaux et minéraux à grande profondeur, les outils de mesures embarqués par ce P-3 pourraient être en mesure de détecter des tunnels ou des bunkers.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Enfin, la miniaturisation de ces outils de mesure pourrait permettre leur emport par des drones, voir par des drones dits « furtifs », à l’instar du <a href="http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/12/un-drone-myst%C3%A9rieux-%C3%A0-kandahar.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/secretdefense.blogs.liberation.fr');" target="_blank"><span style="color: #0000ff;">prototype RQ-170 Sentinel</span></a>, observé sur la base de Kandahar en 2007 et 2009.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">La poursuite de ces programmes sensibles, visant à réduire la menace que représentent les bunkers enterrés en profondeur, devrait offrir à terme une gamme de solutions en terme de détection et de destruction, constituant une réelle alternative au programme RNEP. Les difficultés de mise au point et les risques liés à l’emploi d’une arme nucléaire anti-bunker ne sont donc plus excusées par l’absence d’armements adéquats. Dans ce contexte, tout porte à croire que le président Obama pourrait abandonner définitivement le programme RNEP, au cours de sa révision prochaine de la posture nucléaire américaine.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="RIGHT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-weight: normal;">MGN, </span></span></span><a href="http://zonedinteret.blogspot.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/zonedinteret.blogspot.com');" target="_blank"><span style="color: #0000ff;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>Zone d&#8217;Intérêt</strong></span></span></span></a></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
]]></content:encoded>
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		<title>Après Copenhague : vers un Nouvel Ordre Multilatéral Mondial</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 08:00:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>AGS</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>

		<category><![CDATA[Thomas Renard]]></category>

		<category><![CDATA[environnement]]></category>

		<category><![CDATA[Europe]]></category>

		<category><![CDATA[G20]]></category>

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		<category><![CDATA[multilatéralisme]]></category>

		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[La conférence de Copenhague n’avait rien d’un sommet multilatéral classique. Le langage n’y était pas celui de la diplomatie lisse et entendue. Pour se faire comprendre, il fallait parler en termes de géopolitique et de realpolitik. De préférence avec l’accent américain, chinois ou indien. Sans surprise, l’Europe était absente lors des négociations finales de l’accord.







Ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE">La conférence de Copenhague n’avait rien d’un sommet multilatéral classique. Le langage n’y était pas celui de la diplomatie lisse et entendue. Pour se faire comprendre, il fallait parler en termes de géopolitique et de </span><span lang="fr-BE"><em>realpolitik</em></span><span lang="fr-BE">. De préférence avec l’accent américain, chinois ou indien. Sans surprise, l’Europe était absente lors des négociations finales de l’accord.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><br />
</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><img class="aligncenter size-full wp-image-4514" title="nouvelordremondial" src="http://www.alliancegeostrategique.org/images/nouvelordremondial.jpg" alt="nouvelordremondial" width="475" height="356" /><br />
</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Ce type de scénario risque de se répéter indéfiniment avec l’émergence de nouvelles puissances qui se montrent de plus en plus confiantes, voire défiantes sur la scène internationale. Et si l’Union Européenne veut éviter d’être marginalisée dans le futur, il lui faut promouvoir un nouvel ordre multilatéral mondial.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span id="more-4512"></span></span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE">L’un des défis principaux de la décennie à venir sera de voir comment l’Occident, et plus particulièrement l’Europe </span><span lang="fr-BE">fera face à l’ordre multipolaire émergent. En effet, il est dans l’intérêt de l’UE – pour ne pas dire qu’il s’agit d’une question de survie – de promouvoir un ordre international basé sur un multilatéralisme institutionnalisé et fondé sur des règles (« multilatéralisme efficace » dans le jargon de Bruxelles), c’est-à-dire sur des organisations telles que les Nations Unies, la Banque Mondiale, etc. On l’a vu à Copenhague : l’UE n’est tout simplement pas capable de jouer à la </span><span lang="fr-BE"><em>realpolitik</em></span><span lang="fr-BE"> avec les autres acteurs mondiaux.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><br />
</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE">Il importe </span><span lang="fr-BE">également de souligner ici que toutes les formes de multilatéralisme ne sont pas forcément favorables à l’UE. Loin de là. Par exemple, la formation d’alliances ad hoc, surtout lorsqu’elles excluent l’UE, pourrait nuire à la position européenne globalement, comme dans le cas d’un G2 entre les Etats-Unis et la Chine contournant, voire ignorant l’Europe.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><br />
</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE">A</span><span lang="fr-BE">u-delà de l’Europe, et plus fondamentalement, on pourrait aller jusqu’à dire qu’une réforme globale du multilatéralisme est dans l’intérêt de tous parce que nous avons tout à perdre et rien à gagner d’un monde gouverné par des jeux de pouvoir instables si cela mène à la paralysie globale (comme à Copenhague) alors que les principaux défis contemporains menacent le système planétaire entier, sans exception.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><br />
</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE">A </span><span lang="fr-BE">partir de ce constat, la question essentielle est : Comment arriver à un « ordre multilatéral efficace » ? Il n’existe bien sûr pas de réponse toute faite, mais notre intuition nous dit qu’il est préférable de commencer à partir de ce qui existe déjà, avec une attention particulière à la récente révision du G20, passant du niveau ministériel à celui de chefs d’état avec un élargissement des compétences. Cette révision a été largement vue par les pays émergents comme un signal positif de la part des pays développés, indiquant qu’ils étaient désormais considérés comme des acteurs clés dans la résolution des problèmes mondiaux. Cette reconnaissance était saluée de Brasilia à Beijing. </span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><br />
</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE">D’une certaine manière, le remplacement du G8 par le G20 était également positif pour l’UE, du moins en partie et pour deux raisons principalement. Premièrement, Bruxelles est officiellement le 20</span><sup><span lang="fr-BE">ème</span></sup><span lang="fr-BE"> membre du G20, alors qu’elle n’était que le 9</span><sup><span lang="fr-BE">ème</span></sup><span lang="fr-BE"> membre du G8. Pour beaucoup, ceci n’est qu’une nuance symbolique vu que dans les deux cas, l’UE a plus ou moins les mêmes « droits » et « devoirs » que les autres membres. Mais en politique internationale, le choix des mots n’est jamais innocent ; et donc, d’une certaine façon, le G20 est tout autant une reconnaissance du statut de « puissance émergente » de l’UE que de la Chine, de l’Inde et du Brésil.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><br />
</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE">Deuxièmement, l’UE pourrait faire preuve d’une meilleure coordination et présenter un front plus uni au sein du G20 que du G8, du moins c’est ce que suggère l’expérience passée de ces deux types de sommet. Depuis que le G20 a été rehaussé au niveau des chefs d’état et que l’agenda a été élargi, il y a même une tendance visible vers davantage de coopération interne vu que l’Europe a besoin d’une position plus forte dans un club où elle ne représente qu’un cinquième des membres, contre la moitié dans le G8. La création d’un front européen plus fort et plus uni enverra un signal positif à nos partenaires stratégiques : l’Europe est encore là.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><br />
</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Néanmoins, à l’égard du rôle de l’UE dans le G20, deux questions importantes demeurent ouvertes :</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-left: 1.27cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE">(1)</span><span lang="fr-BE"><strong> Qui représentera l’UE lors du prochain sommet du G20 à Toronto en juin prochain ?</strong></span><span lang="fr-BE"> En effet, le traité de Lisbonne ne précise pas qui remplacera le président de la Commission et la Présidence tournante. Il semblerait que la tâche incombera à Herman Van Rompuy. Mais quel que soit le candidat final, il devra renforcer la coordination européenne au sein du G20 et assurer la coordination avec le Service d’Action Extérieur (le nouveau service diplomatique européen créé par Lisbonne), lequel devrait recevoir davantage d’autorité en matière de planification de la politique étrangère, y compris eu égard les grands défis mondiaux et les partenariats stratégiques avec les puissances émergentes.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-left: 1.27cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><br />
</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-left: 1.27cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-FR">(2) </span><span lang="fr-FR"><strong>Comment concilier le G20 avec le « multilatéralisme efficace » ?</strong></span><span lang="fr-FR"> Si le renforcement du G20 constitue une bonne solution à court terme pour s’assurer que les puissances émergentes se sentent impliquées dans la résolution des problèmes internationaux, il ne peut s’agir que d’une phase transitoire en attendant une réforme plus large de l’architecture multilatérale globale. Si nous voulons que la Russie, la Chine, l’Inde ou le Brésil répondent aux règles de l’OMC, du FMI ou de l’ONU, il nous renforcer, voire réformer ces institutions.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-FR">Une telle réforme</span><span lang="fr-FR"> va prendre beaucoup de temps et de décisions politiques difficiles. En attendant, le G20 peut être utilisé comme un substitut aux organisations formelles, à condition qu’il soit indiscutablement accepté que cela ne puisse être qu’une solution temporaire en complément et non en remplacement du Conseil de Sécurité de l’ONU.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-FR"><br />
</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-FR">Le développement du G20 comme substitut temporaire</span><span lang="fr-FR"> aux institutions globales constitue une exception nécessaire au « multilatéralisme efficace » parce que dans notre monde multipolaire la plupart des problèmes sont étroitement liés et nécessitent une coopération et une coordination renforcées entre les pays à l’échelle globale pour être solutionnés. En raison de sa composition (tous les pays d’une importance significative y figurent), le G20 constitue à l’heure actuelle le meilleur forum disponible pour discuter efficacement des problèmes globaux et de la façon de les résoudre. Néanmoins, l’UE doit s’assurer que les décisions prises par le G20 répondent aux règles internationales et qu’elles soient liées et mises en œuvre par des organisations internationales permanentes, du type des agences des Nations Unies.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-FR"><br />
</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>Thomas Renard</strong> est chercheur à Egmont : Institut Royal des Relations Internationales, un think tank basé à Bruxelles.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>&#8220;The crux of the issue is Turkey’s size and enormous potential&#8221;, interview of Dr Ekavi Athanassopoulou</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 07:13:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JGP</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[After Menekse Tokyay last week (&#8220;L&#8217;Islam peut aussi s&#8217;approprier le projet européen&#8221;), Dr Ekavi Athanassopoulou, Lecturer in International Relations at the University of Athens and Senior Research Fellow at ELIAMEP (Hellenic Foundation for European and Foreign Policy), has accepted to answer a few questions about Turkey and its candidacy to the European Union.






What is the [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><em>After Menekse Tokyay last week (<a href="http://www.alliancegeostrategique.org/2010/03/05/interview-de-menekse-tokyay-turquie/" >&#8220;L&#8217;Islam peut aussi s&#8217;approprier le projet européen&#8221;</a>), Dr Ekavi Athanassopoulou, Lecturer in International Relations at the University of Athens and Senior Research Fellow at <a href="http://www.eliamep.gr/en/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.eliamep.gr');">ELIAMEP</a> (Hellenic Foundation for European and Foreign Policy), has accepted to answer a few questions about Turkey and its candidacy to the European Union.</em></span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><em><br />
</em></span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify">
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify">
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><em><img class="aligncenter size-full wp-image-4473" title="24turkey-600ede8-4674e" src="http://www.alliancegeostrategique.org/images/24turkey-600ede8-4674e.jpg" alt="24turkey-600ede8-4674e" width="401" height="244" /></em></span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify">
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><strong><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">What is the official position of Greece regarding Turkey&#8217;s candidacy for EU membership? What about Greek public opinion?</span></span></span></strong></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><strong><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><br />
</span></span></span></strong></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify">
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">Athens is very much in favour of Turkey’s accession to the EU as long as it fulfils the required by the EU criteria. The majority of Greek public opinion thinks along the same lines. </span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><span id="more-4428"></span></span></span></span><strong><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">What has been so far the impact of Cyprus integration to the EU on Greece-Turkey relationships? On Cyprus&#8217; partition? </span></span></span></strong></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><strong><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><br />
</span></span></span></strong></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify">
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">Cyprus’ EU integration has happened irrespectively of Ankara. Athens would like to see</span> <span style="color: #000000;">Turkey</span> <span style="color: #000000;">ending</span> <span style="color: #000000;">its military occupation of Northern Cyprus abiding thus to UN resolutions and responding to</span> <span style="color: #000000;">the wishes of an ever increasing portion of Turkish-Cypriots. Until that happens Athens cannot truly trust Ankara.</span> <span style="color: #000000;">This lack of trust is at the core</span> <span style="color: #000000;">of Greece’s relationship with Turkey.</span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify">
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><strong><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">What are according to you the main obstacles on Turkey&#8217;s road to EU? Are they more related to Turkey&#8217;s domestic issues or to (some) EU members reluctance (partly for vote-catching reasons) to welcome this country in the Union?</span></span></span></strong></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><strong><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><br />
</span></span></span></strong></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify">
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">The actual facts that constitute obvious obstacles are well known. Some of them have to do with Turkey’s domestic issues, some with European perceptions of Turkey. But there is no doubt in my mind that even if Turkey fulfilled all the EU criteria tomorrow many in Europe would not want to welcome it</span> <span style="color: #000000;">in the Union. The crux of the issue is Turkey’s size and enormous potential, we have to remember that Turkey is already an important actor in its region. This is the main obstacle on Turkey’s road to EU, because it means that it will be another potential pole of power within the EU. This is hard for many Europeans to accept. But also in Turkey the potential of the country raises serious questions regarding the desirability of its accession. Furthermore, the fact that Turkey is still in a process of defining its identity and consequently its role in the international system complicates these issues even more both in Turkey and in Europe. </span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify">
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><strong><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">Would Turkey&#8217;s membership have any impact on EU governance and decision-making processes?</span></span></span></strong></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><strong><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><br />
</span></span></span></strong></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify">
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">Yes, it would. Because of the double majority voting system Turkey due to its population size (estimated to be 86,4 million in 2020, that is close to 18% of the union’s total), will find it relatively easy,</span> <span style="color: #000000;">if it so chooses, to form a blocking minority in the Council by aligning with 3 other states representing</span> <span style="color: #000000;">17% of the Union’s citizens. For the same reason it will find it relatively easy to become a major motivating force regarding issues pertinent to its own more narrow interests. In short, due to its population size Turkey can become one of the big players in the union.</span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify">
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><strong><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">What could Turkey&#8217;s strategic position (between the Mediterranean and the Black Seas, Europe and Asia, Christian and Muslim worlds&#8230;) bring to EU Common Foreign and Security Policy?</span></span></span></strong></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><strong><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><br />
</span></span></span></strong></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify">
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">The frequently cited idea that the EU needs Turkey in order to develop a “global vision” lacks seriousness. A global vision, or the lack of it, and the character of such a vision is related primarily to a frame of mind, not to strategic outposts. Historical experience is clear on this.</span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">Having said that,</span> <span style="color: #000000;">with Turkey in, the EU will span two continents. This will be truly exciting,</span> <span style="color: #000000;">but at the same time a</span> <span style="color: #000000;">big</span> <span style="color: #000000;">challenge for the Union. Also Ankara’s experience in, and deep understanding of the Middle East in particular,</span> <span style="color: #000000;">can make a positive contribution to the shaping of the Europe’s foreign policy towards that part of the world.</span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">However, there is also the risk that Turkey’s membership may prove to be a liability. Turkey’s location and potential means that it</span> <span style="color: #000000;">has regional interests and is faced with security pressures which the other European countries do not share. The most apparent example of such a pressure</span> <span style="color: #000000;">is the still unresolved Kurdish issue (which is simultaneously a domestic and a foreign policy issue for Turkey).</span> <span style="color: #000000;">Therefore,</span> <span style="color: #000000;">it will be unreasonable to expect Turkey’s future foreign policy orientation to be unequivocally Western; it will be more natural to be selectively Western or Eastern depending on Turkey’s perception of more narrow interests. Secondly, the EU may find itself dragged deeply into issues that it would perhaps otherwise choose not to touch. Thirdly, if Turkey joins, the current momentum to develop a Common Foreign and Security Policy may become overwhelmed by a whole new set of strategic parameters which would immediately be added to the Union’s agenda.</span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify">
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Do you see any reason why EU should refuse the Turkish candidacy?</span></span></span></strong></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></strong></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify">
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">If the EU believes that it is not up to successfully handling the host of new challenges represented by Turkey’s membership.</span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify">
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><strong><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">Finally, can we expect a full EU membership for Turkey in the foreseeable future? What do you think of the &#8220;privileged partnership&#8221; promoted by Nicolas Sarkozy and Angela Merkel?</span></span></span></strong></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><strong><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><br />
</span></span></span></strong></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify">
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">Not in the foreseeable future. I would personally hope that the idea of Turkey’s membership of the Union is not politely shelved. A “privileged membership” may be a realistic short/medium term solution for both sides, but it reflects a very conservative approach to the inherent dynamism of international affairs. Of course, both sides should tread cautiously, but at the same time they should not shy away from exciting challenges.</span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify">
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal;" lang="en-GB" align="justify">
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal; text-align: right;" lang="en-GB"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">Interview by JGP,<strong> <a href="http://defense-jgp.blogspot.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/defense-jgp.blogspot.com');">Mon Blog Défense</a></strong></span></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal; text-align: right;" lang="en-GB">
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal; text-align: left;" lang="en-GB">
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="en-GB">
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="en-GB"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small; "><strong>Dr Ekavi Athanassopoulou</strong> is the author of several books on Turkey and EU, including:</span></span></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="en-GB"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small; "><em><br />
</em></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal; text-align: left;" lang="en-GB"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small; "><em></em></span></span></p>
<p><em></em></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="en-GB"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small; "><em>1. <a href="http://www.amazon.com/Turkey-Anglo-American-Interests-1945-1952-Enlargement/dp/0714648558/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1268056120&amp;sr=8-1" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.amazon.com');">Turkey: Anglo-American Security Interests</a>, 1945-1952: The First Enlargement of Nato (London, Frank Cass, 1999 - First publication).</em></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="en-GB"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small; "><em>2. <a href="http://www.amazon.com/ISRAELI-TURKISH-SECURITY-TIES-REGIONAL-REACTIONS/dp/B000IA88C4/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1268056146&amp;sr=1-1" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.amazon.com');">Israeli-Turkish Security Ties: Regional Reactions</a> (Jerusalem, Gitelson Peace Publications, The Harry S. Truman Research Institute for the Advancement of Peace, The Hebrew University of Jerusalem, 2001).</em></span></span></p>
<p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; font-weight: normal; text-align: justify;" lang="en-GB"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small; "><em>3. (editor), <a href="http://www.amazon.com/United-Diversity-European-Integration-Political/dp/1845112326/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1268056184&amp;sr=1-1" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.amazon.com');">United in Diversity?: European Integration and Political Cultures</a> (London, I.B. Tauris, 2008).</em></span></span></p>
<p><em></em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Services secrets et Iran, par l&#8217;Amiral Lacoste</title>
		<link>http://www.alliancegeostrategique.org/2010/03/08/4493/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 20:30:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Kempf</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[L’amiral Lacoste, ancien chef de la DGSE, nous fait l’honneur de publier le texte de sa conférence, prononcée le 23 janvier dernier au Sénat, lors d’un colloque sur l’Iran. Il se penche sur « les aspects militaires et des services secrets » de l’histoire contemporaine de l’Iran pour tenter de mettre en évidence certains paradoxes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">L’amiral Lacoste, ancien chef de la DGSE, nous fait l’honneur de publier le texte de sa conférence, prononcée le 23 janvier dernier au Sénat, lors d’un colloque sur l’Iran. Il se penche sur « </span></span></span></span></span><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;">les aspects militaires et des services secrets</span></em></span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> » de l’histoire contemporaine de l’Iran pour tenter de mettre en évidence certains paradoxes de cette histoire.  Il espère de votre part, chers lecteurs, des remarques, suggestions, et demandes d’éclaircissement. </span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><img class="aligncenter size-full wp-image-4500" title="iranium" src="http://www.alliancegeostrategique.org/images/iranium.jpg" alt="iranium" width="475" height="356" /></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Le 23 Janvier 2010, le Club </span></span></span></span></span><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Démocraties </span></span></span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">présidé par le Général (cr) Henri Paris a organisé un colloque au Palais du Luxembourg sur le thème </span></span></span></span></span><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">« </span></span></span></span></span></strong><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;">Où va l’Iran </span></em></span></span></span></strong><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">»</span></span></span></span></span></strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">. Dans la matinée, six intervenants ont traité de « </span></span></span></span></span><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;">l’Iran, puissance régionale</span></em></span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> » et dans l’après midi six autres de « </span></span></span></span></span><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;">l’Iran, puissance militaire voire nucléaire</span></em></span></span></span></em><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> »</span></span></span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">. En attendant la publication prochaine des actes du colloque, le Général Paris a accepté que je diffuse sur AGS le texte de la courte intervention que j’ai faite sur « </span></span></span></span></span><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;">les aspects militaires et des services secrets</span></em></span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> » de l’histoire contemporaine de l’Iran pour tenter de mettre en évidence certains paradoxes de cette histoire dont les renversements d’alliances et les déboires des États-Unis qui ont mené, sous des majorités politiques alternatives, des stratégies paradoxales qui méritent d’être qualifiées de « </span></span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;">stratégies d’apprentis sorciers</span></em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> ». </span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><span id="more-4493"></span></span></span></span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Ce texte ne traite pas des armements nucléaires parce qu’ils ont fait l’objet, après mon exposé de trois interventions du plus grand intérêt, mais je le présente sur AGS dans l’espoir de recevoir des remarques, des critiques ou des demandes d’éclaircissements. Car les activités des services secrets Iraniens constituent une des clés de l’action régionale et internationale des dirigeants perses, de même que les diverses gesticulations de leurs forces armées contribuent à entretenir les incertitudes sur leurs marges de manœuvre et sur leurs véritables intentions.</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="RIGHT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;">Olivier Kempf, </span></span></span></span><a href="http://www.egeablog.net/dotclear/index.php?" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.egeablog.net');" target="_blank"><span style="color: #0000ff;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><strong>EGEA</strong></span></span></span></span></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;" align="RIGHT"><span style="color: #0000ff;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><strong><br />
</strong></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><strong>ASPECTS MILITAIRES ET SERVICES SECRETS</strong></span></span></span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Amiral (c.r.) Pierre Lacoste - Colloque Démocraties sur l’Iran du 23 Janvier 2010 </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Le plus actuel des aspects militaires de la situation de l’Iran, est incontestablement celui des armements nucléaires. Comme il fait l’objet des interventions qui suivent la mienne, je ne vais pas l’évoquer maintenant parce que je suis confronté au défi de traiter mon sujet en quelques minutes alors que les aspects militaires justifieraient tout un colloque, de même qu’un autre pourrait être entièrement consacré au rôle des Services Secrets Iraniens et de leurs homologues présents dans la région.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Pour tenter de relever ce défi, après avoir évoqué très brièvement les facteurs fondamentaux de la situation géopolitique, stratégique et économique de l’Iran, je ferai référence à plusieurs périodes de l’histoire contemporaine pour rappeler comment les opérations militaires et celles des Services Secrets ont eu, et ont encore, un impact décisif sur le cours des évènements.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Les plus permanents des invariants sont géographiques. L’Iran occupe une position clé entre l’Asie Centrale et la mer d’Arabie, entre la péninsule arabique et le sous continent Indien et il contrôle la rive orientale du « Golfe Persique » et le détroit d’Ormuz. Du temps de l’Empire britannique c’était un élément essentiel sur la « Route des Indes ». Autre invariant qui date du début du XXème siècle, le rôle décisif du pétrole et du gaz, enjeu vital pour les puissances industrielles, tant occidentales qu’asiatiques. De ce fait, au carrefour des routes terrestres et des routes maritimes, la situation de l’Iran revêt une importance stratégique mondiale. La Chine, qui exploite les itinéraires de la Route de la Soie pour ses oléoducs et ses gazoducs, la Russie qui contrôle les réserves autour de la Caspienne, cherchent à les faire déboucher sur la mer. D’évidence, l’Iran détient des atouts majeurs dans un monde multipolaire où l’intérêt commun exige que les voies terrestres et maritimes du transport de pétrole et de gaz soient garanties en toute sécurité.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Les principaux invariants historiques, ethnographiques, religieux et culturels de l’Iran ont été rappelés par plusieurs des intervenants du colloque. Ces facteurs expliquent, en fond de tableau et au-delà des éléments conjoncturels, les causes fondamentales ainsi que les effets des conflits du Moyen-Orient. L’histoire trois fois millénaire de la Perse est toujours présente dans l’esprit des décideurs de Téhéran et de leurs diplomates, héritiers d’une longue tradition et rompus aux procédures les plus subtiles de la politique étrangère et de la négociation. Plus récemment, parmi les conséquences de la Seconde Guerre mondiale, la création de L’Etat d’ Israël en 1948 demeure le facteur le plus lourd de conflictualité dans toute la région. Pendant les trente cinq années de la Guerre Froide, le Moyen-Orient a été un des principaux théâtres des affrontements indirects entre les États-Unis et l’URSS. Mais, depuis 1990 le contexte est fondamentalement différent. Voyons à travers quelques dates symboliques des exemples du rôle de certaines opérations militaires et d’actions des services secrets en rapport avec l’Iran.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><strong>1942 – 1945</strong></span></span></span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><strong><br />
</strong></span></span></span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">C’est à travers l’Iran qu’ont transité les flux logistiques de l’aide militaire des États-Unis à l’Union Soviétique en guerre contre les armées d’Hitler. Ils ont représenté des masses de matériels bien plus considérables que celles qui, à partir de la Grande Bretagne, parvenaient à Mourmansk après les attaques meurtrières contre les convois britanniques au large de la Norvège. Les Russes avaient alors une place prépondérante en Iran. C’est pourquoi Staline, qui n’avait jamais voulu sortir du territoire de l’URSS, a accepté d’organiser à Téhéran sa première conférence conjointe avec Roosevelt et Churchill. Mais il avait pris ses précautions. Le fils de Béria, alors commandant du NKVD, était en charge de la sécurité du lieu de la conférence. Quelques dizaines d’années plus tard il a révélé dans ses mémoires comment il avait organisé la « sonorisation » des pièces réservées aux deux « alliés » occidentaux pour intercepter leurs conversations les plus intimes ! Nul doute que Staline ait récidivé à Yalta et à Postdam pour obtenir par la ruse des concessions que les anglo-saxons n’étaient pas disposés à lui accorder.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">A Yalta, en Novembre 1943, Roosevelt a cru qu’il pouvait affronter Staline comme il savait si bien le faire avec ses adversaires politiques aux États-Unis. Accompagné de son conseiller diplomatique, Alger Hiss, il se vantait de traiter d’égal à égal avec « <em>Uncle Joe</em> ». D’ailleurs ils avaient un objectif commun, le démantèlement des empires coloniaux européens. Le communiste pour suivre le précepte de Lénine, « <em>la révolution passera par les colonies</em> »; le capitaliste pour obtenir à son profit l’ouverture des marchés captifs réservés aux puissances coloniales. Alger Hiss a été fortement soupçonné d’être un agent soviétique ; c’était, à tout le moins, un compagnon de route, incontestablement un sympathisant favorable à l’URSS.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Et puis, Roosevelt avait d’autres priorités pour l’après guerre. Au retour de Yalta, sur le croiseur Quincy il a organisé une escale dans le canal de Suez pour y rencontrer Ibn Séoud et pour conclure avec lui le pacte qui devait garantir pour plus d’un demi siècle l’accès exclusif des États-Unis aux pétroles de l’Arabie Saoudite. Cette alliance historique, aux conséquences plus considérables que beaucoup de victoires militaires, est passée inaperçue des opinions publiques entièrement accaparées par les dernières batailles de la guerre en Europe et en Extrême Orient. En France, Benoit Méchin l’a fait connaître dans « </span></span></span></span></span><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;">Un printemps arabe</span></em></span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> », un livre remarquable mais tombé dans l’oubli en raison des proximités de son auteur avec le gouvernement de Vichy. Déjà, à l’époque, les services de renseignement « non-étatiques » travaillant au profit des immenses trusts pétroliers anglo-saxons, œuvraient aux côtés de ceux des Etats souverains pour promouvoir les atouts stratégiques en même temps que leurs intérêts privés.</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><strong>1948 – 1978</strong></span></span></span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><strong><br />
</strong></span></span></span></span></strong></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">L’Iran est alors, avec la Turquie, la puissance non arabe la plus sûre, au Moyen-Orient, au profit de la stratégie de « </span></span></span></span></span><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;">containment</span></em></span></span></span></em><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> </span></span></span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">» mise en place par Foster Dulles sur le flanc sud de l’URSS ; son frère est à la même époque le premier chef de la nouvelle CIA. Mais les Soviétiques possèdent des solides atouts à Téhéran, notamment un parti communiste influent. Et, en 1953, les Britanniques détiennent toujours un fructueux monopole pétrolier, l’Anglo Iranian Cy qui s’octroie la quasi-totalité des bénéfices au détriment du peupleIranien. Ils établissent un embargo, un bras de fer avec le premier ministre Mossadegh, et ils s’entendent avec les pétroliers américains pour organiser un coup d’Etat.</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Il est monté par une tête brulée, Kermit Roosevelt, le petit fils du célèbre Président Théodore Roosevelt, celui qui à la fin du XIXème siècle avait définitivement éliminé l’Espagne de « l’hémisphère américain » en prétendant que l’explosion d’un cuirassé de l’US.Navy en rade de la Havane avait été organisée par les Espagnols. Un mensonge commode pour justifier une « guerre préventive » ou, pour employer ses propres termes, le « <em>gros bâton caché derrière son dos</em> ». Digne petit fils de son illustre grand père, adversaire acharné de son oncle démocrate Frank-Delano, Kermit a donc été, avec l’autorisation du Président Eisenhower, le premier organisateur d’une série de complots d’Etat réalisés par la Direction des Opérations de la CIA, directement ou par l’intermédiaire d’officines et d’organismes privés peu scrupuleux dans l’emploi des mercenaires. Sa première tentative en Iran, après la démission du « chef de station » de la CIA à Téhéran qui réprouvait ses méthodes et son comportement, s’était soldée par un échec entraînant l’exil du Shah à Rome. Mais, peu après, la seconde à réussi, ouvrant une période de vingt cinq ans pendant laquelle l’Iran a été parmi les plus riches clients des industriels américains de la Défense et un des meilleurs alliés d’ Israël dans la région.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">L’armée du Shah a reçu des États-Unis un arsenal tellement important qu’on disait dans les années 70 qu’elle s’était hissée au troisième rang dans le monde ! J’ai personnellement le souvenir des aérodromes iraniens remplis jusqu’à l’horizon d’avions et d’hélicoptères de la dernière génération. La collaboration n’était pas exclusivement politique et militaire. Le Mossad et la CIA ont dépêché à Téhéran quelques bons spécialistes pour conseiller le gouvernement dans la création et la mise en œuvre de la SAVAK dans ses opérations extérieures au Moyen-Orient et dans la surveillance policière des opposants au régime. On n’a guère entendu leurs protestations contre certaines méthodes inadmissibles et pour exiger du Shah qu’il y mette fin. De même qu’on n’avait pas dévoilé à l’époque certains épisodes du rôle des SAS Britanniques au Sud Yémen. Financées par l’Iran, ces actions clandestines avaient porté des coups très durs aux rebelles d’une région qui, aujourd’hui encore, offre des repaires inexpugnables aux fanatiques proches d’Al-Qaida.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><strong>1978 – 1980</strong></span></span></span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><strong><br />
</strong></span></span></span></span></strong></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">C’est le moment de la « révolution islamique » en Iran. Au lieu de soutenir son allié, le Président Carter a écouté sa conscience de chrétien baptiste, scandalisé par le traitement réservé par la SAVAK aux opposants de régime du Shah. Récemment, l’ouverture des archives présidentielles a montré comment, dans sa naïveté, il estimait que leur opposition ne pouvait être que démocratique : « </span></span></span></span></span><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;">pensez donc, ce sont des religieux !</span></em></span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> ». On se rappelle comment il a demandé à la France de recevoir Khomeini à Neauphle-le-Château et de le ramener à Téhéran dans un avion d’Air France. Quelques semaines plus tard le « Guide de la Révolution islamique » lançait des « étudiants » à l’assaut de l’ambassade américaine en violation de tous les usages diplomatiques. Les États-Unis, devenus « Le Grand Satan », étaient voués aux gémonies. Une opération secrète ordonnée par Jimmy Carter pour tenter de libérer les otages se traduisait par le lamentable fiasco de Taba. Mais, comme l’échéance des prochaines élections présidentielles à Washington se rapprochait, les mollahs ont eu l’astuce de prendre langue avec le candidat républicain, Ronald Reagan, pour lui proposer un deal confidentiel. Je n’en connais pas les détails, mais il suffit d’observer que les otages sont revenus à Washington le jour même de sa prestation de serment, pour n’avoir guère de doutes sur la réalité de cette transaction !</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Les structures, les moyens et les méthodes de la SAVAK n’ont pas tardé à être copiées par les services secrets et par les polices du nouveau régime. Comme dans la plupart des exemples de l’histoire, quand les révolutionnaires prennent le pouvoir après avoir été traqués pendant des années par le régime qu’ils ont renversé, ils se hâtent de mettre en place des mesures encore plus radicales pour se protéger. Les pratiques de Lénine et des Bolcheviques ont été bien plus impitoyables que celles de l’OKRANA du temps des Tsars. La « VEVAK » et la police religieuse, sont autrement redoutables que les polices du Shah.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><strong>1980 – 1988</strong></span></span></span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><strong><br />
</strong></span></span></span></span></strong></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Pendant ces huit années la guerre entre l’Irak et l’Iran d’une part, et l’intervention armée des Soviétiques en Afghanistan d’autre part, ont profondément bouleversé les données politiques et militaires de la rég</span></span></span></span></span><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">ion. </span></span></span></span></span></strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Elles ont offert aux services</span></span></span></span></span><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> s</span></span></span></span></span></strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">ecrets militaires et civils, de nouvelles opportunités pour développer leurs activités clandestines.</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Saddam Hussein a commis une faute inexcusable en attaquant l’Iran qui était, croyait-il, fragilisé par la révolution. Mais, comme le peuple français en 1790, les Iraniens ont eu un réflexe patriotique inattendu en se mobilisant en masse pour repousser l’envahisseur. Ce fût, des deux côtés, une guerre acharnée, sans merci. On connaît les soutiens français à Saddam, mais on connaît moins ses soutiens américains. Donald Rumsfeld a récemment confirmé que la CIA lui avait fourni des images satellites des champs de bataille en Iran. Et, comme d’habitude, beaucoup de marchands d’armes se sont livrés à des trafics discrets pour ne pas laisser passer les occasions d’engranger des profits faramineux…</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Ainsi, en France la tentative inavouable de livraison d’obus de 105 aux ayatollahs, a-t-elle été pudiquement oubliée… Contrairement aux souhaits des Occidentaux et des puissances arabes sunnites, le pouvoir des mollahs est sorti renforcé de la guerre contre l’Irak. Pendant trente ans, toutes les tentatives des Iraniens émigrés à l’étranger pour renverser le régime, notamment avec l’aide des services secrets des États-Unis, ont régulièrement échoué.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">En intervenant militairement en Afghanistan, les Soviétiques ont commis une erreur aussi funeste que celle des Américains quand ils se sont engagés dans la guerre au Vietnam. Les « durs » du Comité Central, au Kremlin, l’ont emporté sur la minorité plus raisonnable qui était opposée au coup d’état et à l’invasion par l’Armée Rouge. C’est une sorte de répétition de ce qui s’était passé aux États-Unis dans les années 60. Après les manœuvres de l’agent secret Lansdale à Saïgon - « </span></span></span></span></span><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;">Un américain bien tranquille</span></em></span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;"> </span></em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">» du célèbre roman de Graham Greene – le clan des interventionnistes, convaincus de détenir des forces armées invincibles les a engagées dans un épouvantable conflit qui devait se conclure par la première grande défaite militaire de la jeune histoire des États-Unis, une défaite qui a eu et qui a encore dans la société américaine de lourdes conséquences politiques et sociologiques.</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">En Afghanistan, Washington a cru tenir une revanche en prenant appui sur les extrémistes wahabites de l’allié saoudien et sur l’ISI, le très puissant service secret du Pakistan, pour armer, entraîner et soutenir des moujahidines contre l’occupant soviétique. Certes, les Russes ont été contraints d’admettre leur défaite et de retirer leurs forces armées. L’échec de l’Armée Rouge a été durement ressenti dans le pays; c’est une des principales causes de l’effondrement de l’URSS en 1991. Mais le choix américain a été, lui aussi, lourd de conséquences à long terme. On le constate plus que jamais en 2010 au moment où les forces de l’OTAN engagées contre les Talibans, tentent de rétablir la paix et la sécurité dans un pays ravagé par trente années de guerres.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><strong>1990-1991</strong></span></span></span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><strong><br />
</strong></span></span></span></span></strong></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Le 2 Août 1990, Saddam Hussein attaque le Koweit. C’est une nouvelle erreur suicidaire car il a commis la faute de mentir aux leaders des pays frères arabes; cette fois-ci la « </span></span></span></span></span><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Taqia </span></span></span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">» n’a pas été pardonnée. Le président Georges Bush profite de l’occasion pour obtenir le mandat des Nations Unies et réunir une coalition pour libérer le Koweit. Mais le général Colin Powell, alors président du Comité des chefs d’états-majors, l’engage à ne pas riposter immédiatement pour éviter « un nouveau Vietnam ». De septembre 1990 à janvier 1991, une formidable mobilisation se met en place, principalement sur le territoire de l’Arabie Saoudite. Saddam est sourd à tous les conseils de conciliation, de François Mitterand à Evgueni Primakov. </span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">En février tout est prêt pour infliger une lourde défaite à une armée bâtie sur le modèle soviétique. L’aviation irakienne échappe au désastre en allant chercher refuge….en Iran ! La démonstration américaine est spectaculaire; elle va largement contribuer à convaincre le « complexe militaro-industriel » américain de la justesse de ses choix au profit des « hautes technologies » et de la « numérisation » des forces et des états-majors. </span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Après la victoire sur le terrain, Georges Bush n’a pas voulu poursuivre son avantage en pénétrant en Irak; sans doute espérait-il, sur le conseil de la CIA, qu’après une telle défaite les généraux de Saddam ne manqueraient pas de le chasser du pouvoir. C’était une très lourde erreur d’appréciation : organisés sur le modèle stalinien, les multiples services secrets du dictateur – plus d’une douzaine - l’ont parfaitement protégé et il a pu se livrer à de féroces représailles sur les Kurdes irakiens au Nord, et sur une partie des chiites du sud du pays, qui s’étaient révoltés. </span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Au même moment plusieurs centaines de milliers de soldats américains étaient présents, l’arme au pied à la frontière; ils n’ont pas reçu l’ordre d’intervenir pour mettre fin aux massacres… mais nulle voix dans le monde ne s’est élevée pour souligner cette passivité devant des génocides que les Anglo-saxons ont feint d’ignorer sur le moment, pour en tirer prétexte douze ans plus tard pour la « guerre préventive » de 2003. Par contre il convient de noter la sagesse de Georges Bush qui a tout fait, pendant la « Guerre du Golfe » pour éviter qu’ Israël ne participe au conflit, malgré les attaques de missiles irakiens contre son territoire, et pour éviter aussi l’implication militaire de l’Iran.</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><strong>2001-2010</strong></span></span></span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><strong><br />
</strong></span></span></span></span></strong></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Pendant toute la décennie 90 ,l’Iran étend son influence sur le Moyen-Orient ; les plus radicaux des islamistes chiites se déchainent contre Israël. Leurs services secrets soutiennent activement le Hezbollah chiite au Liban, et aussi le Hamas sunnite à Gaza. Aux uns et aux autres ils fournissent argent et conseils, armes et munitions. Les États-Unis tentent en vain d’arbitrer le conflit israélo-palestinien car ils sont perçus par les opinions arabes comme des alliés inconditionnels du peuple juif. Après les deux présidences de Bill Clinton, le retour des Républicains à la Maison Blanche consacre la victoire des ultra conservateurs qui proclament « l’unilatéralisme » en politique étrangère, se hâtent de rétablir les crédits militaires et renoncent à être des arbitres impartiaux entre Israël et les Palestiniens.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Mais en septembre 2001, le coup de tonnerre de l’attaque contre le World State Center et le Pentagone, bouleverse les perspectives. Après la victoire sur « l’Empire du Mal » communiste et soviétique, c’est le début d’une nouvelle « croisade » contre les terroristes d’Al-Qaida et les fanatiques du monde musulman. C’est aussi un constat d’échec pour la « communauté américaine du renseignement » dans ses relations avec le pouvoir exécutif qui n’a pas voulu reconnaître les dangers du terrorisme. Paradoxalement, Vladimir Poutine est le premier chef d’État à proposer une aide concrète à George W. Bush pour chasser les talibans de leurs refuges en Afghanistan : il ouvre l’espace aérien de la Russie et de l’Asie Centrale aux avions de l’US Air Force, et ses Spednatz accompagnent les unités de l’US Army pour les conduire du Tadjikistan jusqu’à Kaboul !</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Deux ans plus tard, en 2003, après avoir manipulé des faux renseignements secrets, le Président de la première démocratie occidentale se parjure à la tribune de l’ONU pour engager les États-Unis dans la guerre contre l’Irak sans l’autorisation des Nations-Unies. La campagne militaire a été, pour les forces armées américaines, une nouvelle occasion de démontrer leur remarquable savoir-faire technique et opérationnel dans la mise en œuvre de leurs armes et de leurs équipements les plus sophistiqués. Et puis, quelques mois plus tard, cette victoire militaire, incontestable bien que l’ennemi ait été affaibli et peu combatif, a tourné au cauchemar politique et stratégique.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">En trois décennies, après avoir été leur principal allié, les Américains sont devenus, avec Israël, les premiers adversaires de l’Iran. Mais, paradoxalement, ils ont en même temps réussi à débarrasser les Ayatollahs de leurs principaux ennemis : les talibans sunnites à l’est, Saddam Hussein à l’Ouest ! Et puis il leur a fallu plusieurs années et quelques échecs cuisants, pour découvrir que les règles de la guerre, héritées de la Deuxième Guerre mondiale et de l’affrontement potentiel de la Guerre froide contre les forces armées soviétiques, sont devenues caduques contre les nouveaux ennemis des guerres asymétriques qui « ne jouent pas le jeu ». La guerre a changé de visage, les Iraniens l’ont bien compris : leur armée conventionnelle est passée au second rang derrière celle des Pasdarans, les milices fanatisées des Bassidjis et les Services Secrets du régime. </span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Et puis, depuis plusieurs années, ils pratiquent avec une diabolique habileté le chantage aux armes nucléaires, les épisodes successifs de l’enrichissement de l’uranium étant agrémentés, de temps à autre, du lancement expérimental de quelques missiles de moyenne portée&#8230; </span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Les Chinois, eux aussi, ont tiré les leçons des mutations de notre époque; ils se sont livrés à l’étude systématique des thèses, des armes et des équipements ainsi que des pratiques des armées conventionnelles, en procédant à des analyses approfondies des précédents conflits. L’ouvrage publié en Chine en 1999 par deux de leurs chercheurs, traduit en France en 2003 sous le titre « </span></span></span></span></span><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;">La Guerre Hors Limites</span></em></span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> », est à cet égard très démonstratif, d’autant plus qu’il tire aussi les leçons des cinquante années du maoïsme. Il ne sous-estime pas les avantages des technologies avancées au profit des forces armées, mais il les replace dans les nouvelles perspectives d’un monde multipolaire et globalisé, aux cotés des autres atouts décisifs de la puissance. Les succès des stratégies industrielles, financières et commerciales de la Chine, notamment dans la crise économique mondiale, témoignent de la validité de sa politique. Et ses choix des créneaux les plus prometteurs parmi les technologies militaires de demain, comme les sous marins à propulsion nucléaire, l’espace ou la « guerre cybernétique », démontrent qu’elle n’oublie pas que la force armée demeurera toujours un atout irremplaçable pour États souverains qui veulent conserver leur place dans le concert des nations.</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="RIGHT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>Pierre Lacoste</strong></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="RIGHT">
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		<title>Force minimale et politique maximale : quel équilibre ?</title>
		<link>http://www.alliancegeostrategique.org/2010/03/05/mullen-discours-contre-insurrection/</link>
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		<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 17:00:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>R Lalanne</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>

		<category><![CDATA[Romain Lalanne]]></category>

		<category><![CDATA[Analyse de la politique étrangère]]></category>

		<category><![CDATA[contre-insurrection]]></category>

		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>

		<category><![CDATA[Théories de relations internationales]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.alliancegeostrategique.org/?p=4433</guid>
		<description><![CDATA[Dans un discours prononcé mercredi 3 mars à la Kansas State University, l’amiral Mullen, Chairman of the Joint Chiefs of Staff des forces armées américaines, s’est dit favorable à un meilleur contrôle de l’usage de la force. Son propos faisait notamment référence aux appuis-feux aériens et aux tirs d’artillerie, alors que les conditions d’obtention de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Dans un</span></span></span></span></span><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> </span></span></span></span></span><a href="http://www.jcs.mil/speech.aspx?ID=1336" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.jcs.mil');"><span style="color: #0060ff;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">discours</span></span></span></span></span></span></a><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> </span></span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">prononcé mercredi 3 mars à la Kansas State University, l’amiral Mullen, </span></span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;">Chairman of the Joint Chiefs of Staff</span></em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> des forces armées américaines, s’est dit favorable à un meilleur contrôle de l’usage de la force. Son propos faisait notamment référence aux appuis-feux aériens et aux tirs d’artillerie, alors que les conditions d’obtention de ces derniers ont été relevées durant </span></span></span></span></span><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">l’</span></span></span></span></span><a href="http://www.isaf.nato.int/en/operation_moshtarak/index.php" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.isaf.nato.int');"><span style="color: #0060ff;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Opération Moshtarak </span></span></span></span></span></span></a><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">dans le sud afghan.</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><img class="aligncenter size-full wp-image-4434" title="U.S. Navy Adm. Mike Mullen, chairman of the Joint Chiefs of Staff" src="http://www.alliancegeostrategique.org/images/hires_100303-n-0696m-105c.jpg" alt="U.S. Navy Adm. Mike Mullen, chairman of the Joint Chiefs of Staff" width="490" height="327" /><br />
</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Cette déclaration n’est pas vraiment surprenante dès lors qu’on prend en compte les réorientations stratégiques intervenues l’année dernière, notamment les</span></span></span></span></span><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> </span></span></span></span></span><a href="../2009/09/12/insurrection-guerre-sein-populations/#more-1324"><span style="color: #0060ff;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">consignes</span></span></span></span></span></span></a><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> </span></span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">de restriction de l’usage de la force données par le général McChrystall. Conscient de l’effet médiatiquement et stratégiquement désastreux des dommages collatéraux, le commandent de la FIAS avait notamment exigé une limitation des frappes aériennes. Mais le fait que ce soit le Chairman of the Joint Chieff of Staff qui le dise semble confirmer une intégration </span></span></span></span></span><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">par le haut</span></span></span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> des effets politiques de la force ce qui, au vue de la culture stratégique américaine, ne va pas de soi. Rien de très neuf donc. Depuis le</span></span></span></span></span><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> </span></span></span></span></span><em><a href="http://books.google.fr/books?id=lbyFW9eCUJ4C&amp;printsec=frontcover&amp;dq=FM+3-24&amp;cd=1#v=onepage&amp;q=FM%203-24&amp;f=false" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/books.google.fr');"><span style="color: #0060ff;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">FM 3-24 Counterinsurgency </span></span></span></span></span></span></a></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">(2006), la contre-insurrection suppose en effet d’accepter le risque de court terme comme relevant d’une nécessité opérationnelle qui garantira, à plus long terme, la disparition progressive de l’insurrection.</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><span id="more-4433"></span></span></span></span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Fort heureusement, Mullen ne s’est pas limité à cette déclaration. Plus étonnamment, il considère que les forces armées américaines ont aujourd’hui atteint une telle puissance qu’elles constituent un acteur de la politique étrangère des États-Unis : « </span></span></span></span></span><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;">U.S. foreign policy is still too dominated by the military, too dependent upon the generals and admirals who lead our major overseas commands, and not enough on the State Department</span></em></span></span></span></em><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> »</span></span></span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">. </span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Mullen exprime donc également ses inquiétudes face au retrait de la diplomatie, alors que le Department of Defense a dû prendre en charge presque seul les tâches civiles des opérations de stabilisation. Il conclut enfin que les futures interventions militaires américaines dans le registre de la contre-insurrection devront être conditionnées à un engagement parallèle des agences civiles.</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Que peut-on retenir de ce discours ?</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">1) D’abord qu’une force armée ne peut pas/ne veut pas faire du nation-building, du moins intégralement. À la rigueur, la culture stratégique peut intégrer l’impératif de la force minimale. Pour autant, la politique maximale a ses limites. Il y a un moment où s’imposent la </span></span></span></span></span><a href="http://conflits.revues.org/index3114.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/conflits.revues.org');"><span style="color: #0060ff;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">culture militaire</span></span></span></span></span></span></a><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> </span></span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">et la légitimation des crédits budgétaires. De façon plus conjoncturelle, la déclaration de Mullen fait suite aux déclarations du Secrétaire à la Défense Robert Gates sur une</span></span></span></span></span><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> </span></span></span></span></span><a href="http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2008/07/15/AR2008071502777.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.washingtonpost.com');"><span style="color: #0060ff;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">“militarisation rampante”</span></span></span></span></span></span></a><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> </span></span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">de la politique étrangère américaine.</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">2) Au-delà, ce discours renvoie à vieux débat dans la réflexion stratégique américaine : celui des relations civilo-militaires. Une culture politique libérale reposant sur les c</span></span></span></span></span><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">hecks and balances</span></span></span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> et l’autorité intellectuelle d’ouvrage comme</span></span></span></span></span><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> </span></span></span></span></span><em><a href="http://books.google.com/books?id=1PqFe0rsfdcC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=samuel+huntington&amp;hl=fr&amp;cd=7#v=onepage&amp;q=&amp;f=false" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/books.google.com');"><span style="color: #0060ff;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">The Soldier and the State</span></span></span></span></span></span></a></em><em><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> </span></span></span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">de Samuel Huntington (1957) ont eu une influence forte sur les relations civilo-militaires. Traditionnellement, on constate ainsi une prégnance de l’autorité civile sur la compétence militaire : le pouvoir civil décide de l’utilisation de la force armée, des objectifs, tandis que la sphère militaire prend en charge la conduite concrète des opérations. Bien que ce modèle n’exclut pas des remises en cause (Doctrine Powell dans sa dimension civilo-militaire et, plus récemment, “révolte des généraux” contre Rumsfeld en 2006), il constitue une tendance forte de la culture stratégique américaine.</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">3) Mais j’y vois une autre interprétation possible : les rivalités internes au Department of Defense. Hypothèse : Mullen contesterait à demi-mot les</span></span></span></span></span><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> </span></span></span></span></span><a href="http://www.defense.gov/specials/unifiedcommand/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.defense.gov');"><span style="color: #0060ff;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Unified Combattant Command</span></span></span></span></span></span></a><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> </span></span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">qui, contrairement à lui, disposent d’un commandement opérationnel. S’il a son mot à dire sur le recrutement, la formation, la réflexion doctrinale et les programmes d’acquisition tout en disposant du statut légal de conseiller de l’exécutif pour les questions militaires, il n’a pas d’autorité sur la conduite des opérations. Le Secrétaire d’État Clinton ayant récemment appelé à plus de Soft Power, Mullen pourrait très bien utiliser cette déclaration comme vecteur d’un rééquilibrage des équilibres internes au Department of Defense.</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">4) Enfin théoriquement, le discours de Mullen montre bien que la formulation de la politique étrangère n’est pas réductible à celle des décideurs, en l’occurrence le chef de l’exécutif. D’autres acteurs individuels ou administratifs interviennent directement ou par l’influence qu’ils exercent sur le processus décisionnel. Ce qui fait dire à Valerie Hudson qu’étudier ce processus revient à disqualifier le postulat classique d’un État unitaire incarné dans un chef du pouvoir exécutif capable de saisir toute la situation et de prendre sa décision sur la base d’une analyse rationnelle. </span></span></span></span></span><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Dans </span></span></span></span></span><em><a href="http://books.google.fr/books?id=-hGVx4zicB4C&amp;printsec=frontcover&amp;dq=valerie+hudson&amp;cd=1#v=onepage&amp;q=&amp;f=false" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/books.google.fr');"><span style="color: #0060ff;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Foreign Policy Analysis</span></span></span></span></span></span></a></em><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">,</span></span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> elle note ainsi : «</span></span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;"> </span></em></span></span></span><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;">The humans involved in the Cuban missile crisis, for example, were not unterchangeable generic rational utility maximisers and were not equivalent to the states that they served</span></em></span></span></span></em><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> »</span></span></span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> (p. 6). </span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Sur ce point,</span></span></span></span></span><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> </span></span></span></span></span><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.amazon.fr/Essence-Decision-Explaining-Missile-Crisis/dp/0321013492/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=english-books&amp;qid=1267812219&amp;sr=8-1" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.amazon.fr');"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Graham Allison</span></span></span></span></a></span></span></span><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> </span></span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">avait bien relevé en 1971 les effets des décisions prises par McNamara,  la Navy, l’Air Force, la CIA, l’Armé Rouge ou les services de renseignement soviétiques sur le déroulement de la crise des missiles de Cuba, tout en soulignant l’importance des routines organisationnelles et des marchandages bureaucratiques dans la formulation d&#8217;une politique étrangère.<br />
</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="RIGHT"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><strong>Romain Lalanne</strong></span></span></span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
]]></content:encoded>
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		<title>&#8220;L’Islam peut aussi s’approprier le projet européen&#8221;, interview de Menekse Tokyay autour de la Turquie</title>
		<link>http://www.alliancegeostrategique.org/2010/03/05/interview-de-menekse-tokyay-turquie/</link>
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		<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 07:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JGP</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>

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		<category><![CDATA[adhésion]]></category>

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		<description><![CDATA[A l’occasion du thème de mars consacré à la Turquie, Alliance Géostratégique a recueilli l’avis de différentes personnes sur les relations entre ce pays et l’Union Européenne, notamment dans la perspective de son adhésion. Menekşe Tokyay, doctorante à l’Institut de l’Union Européenne de l’Université de Marmara ouvre aujourd’hui le bal.





Pouvez-vous nous retracer brièvement l’historique de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;">A l’occasion du thème de mars consacré à la Turquie, Alliance Géostratégique a recueilli l’avis de différentes personnes sur les relations entre ce pays et l’Union Européenne, notamment dans la perspective de son adhésion. Menekşe Tokyay, doctorante à l</span></em></span></span></span></em><em><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;">’</span></em></span></span></span></em><em><a href="http://avrupa.marmara.edu.tr/?&amp;dil=en" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/avrupa.marmara.edu.tr');"><span style="color: #0060ff;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;">Institut de l’Union Européenne</span></em></span></span></span></span></a></em><em><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;"> </span></em></span></span></span></em><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;">de </span></em></span></span></span></em><em><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;">l’</span></em></span></span></span></em><em><a href="http://www.marmara.edu.tr/en" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.marmara.edu.tr');"><span style="color: #0060ff;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;">Université de Marmara</span></em></span></span></span></span></a></em><em><span style="color: #333333;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;"> </span></em></span></span></span></em><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;">ouvre aujourd’hui le bal.</span></em></span></span></span></em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></em></span></span></span></em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><img class="aligncenter size-full wp-image-4461" title="new_mosk_istanbul" src="http://www.alliancegeostrategique.org/images/new_mosk_istanbul.jpg" alt="new_mosk_istanbul" width="475" height="356" /></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><span style="font-style: normal;"><strong>Pouvez-vous nous retracer brièvement l’historique de la candidature turque à l’Union Européenne ?</strong></span></span></span></span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><span style="font-style: normal;"><strong><br />
</strong></span></span></span></span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">En 1959, la Turquie présente sa demande d’association à la Communauté économique européenne (CEE). Puis, l’accord d’association entre la Turquie et la CEE, surnommé l’ « accord d’Ankara », est signé en Septembre 1963 et inclut dès le départ la perspective d’adhésion à la Communauté pourvu que la Turquie accepte intégralement les obligations nécessaires découlant de l’accord.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">A la suite des crises intérieures politiques qui ont duré des décennies et qui bloqué le développement démocratique du pays, la Turquie dépose officiellement sa candidature en 1987, tandis que la Commission européenne rend un avis négatif provisoire sur l’ouverture des négociations d’adhésion avec le pays, sous prétexte de l’immaturité de son contexte politique et économique. Cet avis est ensuite adopté en 1990 par le Conseil des ministres.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span id="more-4388"></span></span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">En tant que pays associé depuis 1963, la Turquie a été officiellement reconnue comme candidate pour l’adhésion en décembre 1999 lors du sommet européen d’Helsinki, même si tous les chefs d’Etat et de gouvernement qui y ont participé n’étaient pas du même avis.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">D’autre part, du point de vue du processus d’intégration économique, l’Union douanière en tant que phase définitive de l’accord d’association, est entrée en vigueur le 31 décembre 1995. Il faut bien considérer que la Turquie est le seul pays ayant réalisé une union douanière avec l’Union européenne si longtemps avant son adhésion.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">En 2004, la Commission européenne a attesté dans son rapport de progrès annuel que « la Turquie satisfaisait suffisamment aux critères politiques de Copenhague », ce qui a ouvert la porte à la décision du Conseil européen d’entamer les négociations d’adhésion avec ce pays. Celles-ci ont débuté effectivement le 3 octobre 2005, parallèlement avec celles de la Croatie. Le processus de screening a duré presqu’une année jusqu’à octobre 2006. Parmi les 35 chapitres de négociations, 12 chapitres ont été ouverts jusqu’ici ; seulement un a été fermé provisoirement ; tandis que 8 chapitres restent bloqués depuis 2006 à cause du différend chypriote. Il faut aussi mentionner que la France entend bloquer les chapitres qui impliquent nécessairement l’adhésion (notamment les affaires économiques et monétaires).</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Mais le fait que les négociations n’ont pas encore été conclues crée effectivement des interrogations dans l’opinion publique turque sur l’éventualité de l’adhésion, si on les compare à celles qui sont conduites parallèlement par un autre pays candidat, la Croatie. D’autre part, l’opinion publique européenne donne parfois des signaux pour manifester son refus conjoncturel à l’adhésion turque.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE">La Turquie</span></span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE">a commencé à faire évoluer l’intégralité de son système au cours des dernières années, afin ainsi d’atteindre le niveau nécessaire pour une démocratie à l’Européenne. Les récentes initiatives démocratiques qui visent à résoudre la question des minorités ainsi que l’interrogation sur les présumés complots militaires en sont un signe impressionnant et rationnel.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><br />
</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><span style="font-style: normal;"><strong>Que pense l’opinion publique turque de la perspective de l’intégration à l’Union Européenne ?</strong></span></span></span></span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><span style="font-style: normal;"><strong><br />
</strong></span></span></span></span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">L’opinion publique turque se déclare pour l’Europe, mais ne semble pas avoir bien compris le véritable enjeu politique et culturel de l’intégration. Si on se concentre sur les résultats des Eurobaromètres, ceux-ci dessinent en fait un imaginaire européen de la Turquie qui est spécifiquement basé sur des attentes pragmatiques découlant du désir de faire partie d’une construction communautaire avec des avantages imminents pour augmenter son propre niveau économique. Mais, quand on revient sur des avantages sociopolitiques, axées spécifiquement sur des droits de l’homme ou des minorités ainsi que la liberté d’expression, l’opinion publique turque (y compris certaines couches de l’élite) s’opposent tout de suite à une adhésion qu’ils considèrent comme destructrice et ravageuse de l’unité nationale et des valeurs de l’Etat-nation. A ce point, je me rappelle souvent un écrivain français des Lumières, Montesquieu, qui disait ceci : « </span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em>Je me croirais le plus heureux des mortels si je pouvais faire croire que les hommes puissent guérir de leurs préjugés </em></span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">».</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><span style="font-style: normal;"><strong>Quels sont les principaux freins à cette adhésion, en Europe et en Turquie ? Comment expliquer la lenteur du processus, alors que la Turquie a exprimé très tôt son souhait de participer à la construction européenne ?</strong></span></span></span></span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><span style="font-style: normal;"><strong><br />
</strong></span></span></span></span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Il me semble que les principaux freins à l’entrée de la Turquie dans l’UE sont le différend chypriote, toujours pas résolu, ainsi que l’implication régulière des forces militaires dans la vie civile et politique de la Turquie. La principale obligation pour la Turquie d’intérioriser les valeurs européennes passe par la normalisation de ses relations au plan interne et externe en même temps. Il faut aussi penser à la question de « religion » et « l’identité européenne » en tant qu’un facteur déterminant (ou un frein pour certains) pour cette adhésion. Mais, je pense que la candidature et l’éventuelle adhésion de la Turquie s’inscrivent justement dans ce cadre pour s’interroger sur le cadre de l’identité européenne et ses relations avec le monde musulman.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Aujourd’hui, le gouvernement d’Erdogan, considéré comme un parti de l’Islam modéré, a rapproché notre pays de l’Europe comme aucun gouvernement ne l’avait fait auparavant. Ceci montre donc concrètement que l’Islam peut aussi s’approprier le projet européen et les valeurs qui en découlent, parfois malgré la réticence de la base électorale du parti en question. Un large paquet de réformes législatives dites d’harmonisation a été adopté par le leadership de ce parti en vue de transformer la société avec un profil beaucoup plus moderne et démocratique. C’est pourquoi, je ne suis pas du même avis que ceux qui adoptent un discours de « peur » vis-à-vis des « soixante dix millions de Turcs musulmans » et j’admets toujours que l’un des piliers de l’Europe reste encore la démocratie et l’humanisme, hérité des Lumières.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">La lenteur du processus est d’une part liée aux clivages intra-européens soit dus au différend chypriote, soit aux soucis électoraux comme on l’a constaté pendant les campagnes électorales du Parlement Européen ; et d’autre part aux conflits dans le pays qui n’a pas pu encore établir une base solide de démocratie et des droits de l’homme. Il faut bien aussi considérer que la tension entre le gouvernement et les partis de l’opposition met un frein considérable au processus d’intégration. Il est tout-à-fait ironique de constater que le parti d’opposition CHP qui se déclare comme un parti social-démocrate prend une position totalement opposée à l’adhésion à l’Union européenne et de ce fait, empêche régulièrement l’adoption ou l’implémentation des lois d’harmonisation à la législation communautaire.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><span style="font-style: normal;"><strong>Que pensez-vous des projets mis en avant par Nicolas Sarkozy, que ce soit le « </strong></span></span></span></span></span></strong><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><em><strong>partenariat privilégié </strong></em></span></span></span></span></strong><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><span style="font-style: normal;"><strong>» avec la Turquie ou l’Union Pour la Méditerranée, dont la Turquie fait partie ?</strong></span></span></span></span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><span style="font-style: normal;"><strong><br />
</strong></span></span></span></span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">L’idée cachée derrière le projet du « partenariat privilégié » est que le Turcs ne sont pas, n’ont jamais été et ne seront jamais des Européens malgré tous leurs efforts ainsi que leur ancrage historique en Europe. En fait, les arguments en faveur du partenariat privilégié ne datent pas d’aujourd’hui et parmi les défenseurs de cette approche, il y avait par exemple l’abbé de Saint-Pierre qui mettait en avant l’idée de faire des Turcs des Associés qui auront leurs mots à dire seulement dans le cadre des questions du commerce et des associations. Ce projet hérité du 18ème siècle exigeait d’inclure l’Empire Ottoman dans le projet de paix perpétuelle en Europe, mais rien de plus.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">D’autre part, il faut bien considérer que le discours du président français axé sur le partenariat privilégié pour la Turquie va à l’encontre des engagements pris par l’Union européenne vis-à-vis de la Turquie (le fameux principe de</span></span></span></span></span></span><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">pacta sund servanda</span></span></span></span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">). Ce discours est aussi contraire à l’esprit des négociations. Enfin, ces discussions reflètent spécifiquement les peurs des Européens sur l’emploi et l’Islam ainsi que l’immigration. Comme l’avait déjà remarqué Hugh Pope, étant le directeur de projet au Groupe de Crise Internationale (ICG), le partenariat privilégié est en fin de compte une proposition sans privilège ni partenariat.</span></span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><span style="font-style: normal;"><strong>Quelles seraient les conséquences d’une fin de non-recevoir adressée à la candidature turque ?</strong></span></span></span></span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><span style="font-style: normal;"><strong><br />
</strong></span></span></span></span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Il faut bien admettre que le processus d’adhésion à l’Union crée un ancrage considérable aux réformes en Turquie et devient souvent un point de référence pour mesurer les efforts mis en avant. On ne pourrait pas parler des réformes d’ouverture vis-à-vis des minorités ou des groupes sous-estimés en Turquie si cet ancrage européen n’était pas brandi comme l’épée de Damoclès sur ce processus. D’autre part, il ne faut pas exagérer les conséquences de non-recevoir parce que comme remarquent souvent les autorités ainsi que les élites turques pro-européennes, il faut accorder de l’importance d’abord au processus avant la fin qui en découle. Ce qui importe ici est donc l’Européanisation de ce pays en vue des réformes adéquates qui augmentent la qualité de vie des citoyens de la Turquie. Si un jour la Turquie devient nécessairement un pays européen sur la base de son niveau démocratique et social, une décision de non-adhésion n’aura pas des conséquences dévastatrices sur le pays. Il faut donc atteindre ce niveau « intangible » pour être puissant à l’égard de toute décision à l’encontre de notre projet européen.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><span style="font-style: normal;"><strong>Comment sont perçues en Turquie les craintes de certains liées au poids démographique, aux différences religieuses et culturelles, qui pourraient peser sur le projet européen ?</strong></span></span></span></span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><span style="font-style: normal;"><strong><br />
</strong></span></span></span></span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE">Forte de 70 millions d’habitants aujourd’hui et dotée d’une démographie plus dynamique par rapport à celles des Etats membres de l’UE, la Turquie – si elle devient membre un jour </span></span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">– </span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE">aurait légitimement droit au plus grand nombre de sièges et de votes au sein des institutions européennes, ce qui lui donnerait une grande influence au niveau politique, presque autant que l’Allemagne. Certains considèrent ceci comme « introduire un éléphant dans un magasin de porcelaine » (comme si le nombre de musulmans résidents en Europe n’avait pas déjà dépassé les 10 millions !) . En fait, je considère tous ces préjugés comme des pas à l’encontre de la démocratie et de la philosophie des Lumières. Admettre que le poids démographique ou les différences religieuses et culturelles de la Turquie constitueront un blocage et une force centrifuge au sein du club européen est d’accepter a priori que les Turcs ne seront pas capables de s’approprier la logique de fonctionnement de l’Europe.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span lang="fr-BE"><br />
</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Personnellement, je suis souvent déçue par le fait que pour une grande partie des Européens, il suffit de constater les immigrés turcs qui habitent dans leur pays pour avoir une idée générale concernant la Turquie. Rappelez-vous un instant ce qu’avait dit Philippe de Villiers dans son livre contre l’adhésion de la Turquie : un Européen ne serait pas capable de citer le nom d’un seul écrivain, musicien ou philosophe turc ! Orhan Pamuk ayant obtenu le prix de Nobel de littérature en 2006, la chanteuse Sertab Erener qui a eu une grande réussite internationale au concours de l’Eurovision en remportant le premier prix ou Haci Bektas Veli étant un célèbre philosophe turc qui avait éclairé son entourage avec ses idées humanistes sont seulement quelques exemples pour dénier cette ignorance à l’égard de la culture et des réussites de la société turque.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Cette mentalité de refus et un conformisme qui les guide à ne pas faire des recherches supplémentaires pour apprendre à connaître de près un pays candidat les mettent souvent dans une situation de forte ignorance parfois en contraste avec leurs niveaux socio-économiques au sein de leur pays. Comme le dit le dicton populaire turc, « </span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em>il n’est pas honteux d’être inculte, par contre il est honteux de ne pas apprendre</em></span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"> ».</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="RIGHT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Propos recueillis par JGP</span></span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">, </span></span><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://defense-jgp.blogspot.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/defense-jgp.blogspot.com');" target="_blank"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>Mon Blog Défense</strong></span></span></a></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
]]></content:encoded>
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		<title>Thème de mars : la Turquie</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 10:30:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JGP</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>

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		<description><![CDATA[Après un thème résolument militaire en février, nous revenons pour ce mois de mars à un sujet plus géopolitique, qui devrait ravir les amateurs et susciter le débat. Héritière de l’Empire Ottoman, membre de l’OTAN, forte de plus de 75 millions d’habitants, la Turquie occupe une position géostratégique de premier plan, entre Europe et Asie, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em>Après un thème résolument militaire en février, nous revenons pour ce mois de mars à un sujet plus géopolitique, qui devrait ravir les amateurs et susciter le débat. Héritière de l’Empire Ottoman, membre de l’OTAN, forte de plus de 75 millions d’habitants, <strong>la Turquie</strong> occupe une position géostratégique de premier plan, entre Europe et Asie, mondes chrétien et musulman (elle a d’ailleurs connu des relations difficiles avec ses voisins des Balkans et arabes/iraniens), Méditerranée et Mer Noire ou traversée par le pipeline BTC (et par le futur Nabucco ?).</em></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><br />
</em></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><img class="aligncenter size-full wp-image-4393" title="turquie_ags" src="http://www.alliancegeostrategique.org/images/turquie_ags.jpg" alt="turquie_ags" width="475" height="315" /></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><br />
</em></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Son paysage politique intérieur marqué par le kémalisme, l’influence des généraux, mais également l’AKP et le PKK (ou plus largement la question kurde), tranche aujourd’hui avec ceux de ses voisins occidentaux. La Turquie ne se réduit certainement pas à sa candidature à l’Union Européenne, même si cette histoire pleine de rebondissements a de quoi tenir en haleine depuis le milieu du XXème siècle. Instrumentalisée par de nombreux politiciens européens (notamment en France et en Allemagne), elle pose les questions des limites géographiques de l’Europe, mais aussi de son projet, de son identité culturelle, de sa cohésion, de sa gouvernance et de son ambition sur la scène mondiale. L’influence d’une adhésion turque sur la PESD n’est pas à négliger.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span id="more-4384"></span></span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Facteur de stabilité au Moyen-Orient (frontières communes avec l’Iran et l’Irak) voire de projection de puissance à l’international pour les uns, une intégration de la Turquie à l’UE serait vue au contraire par les autres comme une déstabilisation des fragiles institutions européennes aujourd’hui dominées par nos pays occidentaux adeptes d’un soft power de bon aloi. La partition de Chypre et plus globalement des relations avec l’île et la Grèce sont bien entendu également au cœur des débats, de même que la question du génocide arménien. Sans oublier le spectre de l’influence américaine: d’aucuns voient la Turquie comme un cheval de Troie supplémentaire de l’Oncle Sam dans notre bonne vieille UE, alors que d’autres voient justement cette intégration possible comme un équilibrage de la relation avec les USA.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Et puis, quelle pourrait être la réaction turque en cas d’une fin de non recevoir après les années de négociations et les milliers de pages d’acquis communautaires ingurgitées ?</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Mais la Turquie, c’est également une histoire et une culture millénaires (de Byzance à Istanbul en passant par Constantinople), un taux de croissance économique bien plus élevé que le nôtre (ce qui est somme toute bien normal, ne serait-ce que pour des questions de rattrapage), la fabrique de téléviseurs de l’Europe, une population jeune ou même un territoire situé à 80% dans une zone tectonique extrêmement active.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #000000;">Bref, un sujet du mois extrêmement ouvert, auquel tout le monde est invité à participer. Merci d’envoyer vos propositions de contributions à l’adresse</span> <a href="mailto:alliancegeostrategique@gmail.com" target="_blank"><span style="color: #0000ff;">alliancegeostrategique@gmail.com</span></a> . </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="RIGHT"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">JGP, <a href="http://defense-jgp.blogspot.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/defense-jgp.blogspot.com');" target="_blank"><span style="color: #0000ff;"><strong>Mon Blog Défense</strong></span></a></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="RIGHT"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="color: #0000ff;"><strong><br />
</strong></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
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		<title>Un an d’Alliance Géostratégique</title>
		<link>http://www.alliancegeostrategique.org/2010/03/01/un-an-d%e2%80%99alliance-geostrategique/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 12:36:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JGP</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[JGP/Mon Blog Défense]]></category>

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		<category><![CDATA[AGS]]></category>

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		<description><![CDATA[Alliance Géostratégique souffle aujourd’hui la première bougie de sa naissance « officielle » sur la toile. L’occasion de revenir succinctement sur l’année écoulée et de regarder un peu vers l’avenir.




Ils partirent 14 blogueurs francophones de défense / sécurité / géopolitique au cœur de l’hiver 2009, et ils furent promptement rejoints par une cohorte de lecteurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Alliance Géostratégique souffle aujourd’hui la première bougie de sa naissance « officielle » sur la toile. L’occasion de revenir succinctement sur l’année écoulée et de regarder un peu vers l’avenir.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></p>
<p><img class="aligncenter" src="http://www.pinkcakebox.com/images/cake322.jpg" alt="" width="296" height="288" /></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0px; TEXT-ALIGN: justify">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Ils partirent 14 blogueurs francophones de défense / sécurité / géopolitique au cœur de l’hiver 2009, et ils furent promptement rejoints par une cohorte de lecteurs de plus en plus nombreux et fidèles.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span id="more-4374"></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Un an, 12 thèmes du mois, 200 articles – avant <span> </span>celui-ci – et 534 commentaires plus loin, je mesure le chemin parcouru et les efforts consentis (notamment par des personnes qui ont des vies professionnelles et personnelles bien remplies par ailleurs), d’abord en tant que lecteur et commentateur assidu, puis en tant que membre depuis fin octobre 2009.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0px; TEXT-ALIGN: justify">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Merci encore aux fondateurs d’avoir créé cet espace de réflexion et de débat sur ces thèmes ô combien importants et passionnants. Il y avait effectivement un trou à combler dans le paysage de la réflexion stratégique en langue française. Alliance Géostratégique apporte de plus cette petite touche « collaborative » et « ouverte » qui fait tout son charme. J’ajouterais qu’AGS, ce n’est pas un positionnement figé ou une doctrine unique, dans la mesure où sur un grand nombre de sujets, les opinions en son sein sont largement divergentes. Mais l’essentiel est justement dans l’échange des arguments et des points de vue, sans tabou, tout en respectant le cadre d’une discussion de bon aloi.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0px; TEXT-ALIGN: justify">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Cependant, pas question de s’endormir sur ses lauriers ! Tout en bâtissant sur ses points forts dans la durée, il faut sans cesse innover et surprendre, facteur clé de succès sur un médium aussi mouvant que le Web, bien évidemment sans trahir son identité. Et la marge de progression, encore énorme, est une belle promesse de défis à relever. En vrac, et n’engageant que moi : internationalisation (avec des articles en anglais, voire autres langues (?) et une plus grande ouverture à des contributeurs non francophones), enrichissement des articles écrits avec d&#8217;autres médias (comme la vidéo d’Olivier Kempf sur France24), diversification des thèmes (plus d’histoire, de géographie, mais également de rebonds sur l’actualité, etc).</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0px; TEXT-ALIGN: justify">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">N’hésitez pas dans vos commentaires, chers lecteurs, à indiquer ce que vous appréciez, ce que vous aimeriez voir (plus) sur AGS, qu’il s’agisse de sujets de fond ou de types d’articles. Après tout, je l’ai souvent souligné, la qualité d’un webzine, dans le monde 2.0, tient énormément à son lectorat.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0px; TEXT-ALIGN: justify">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Et pour finir, chantons tous en coeur : Joyeux anniversaire ! Joyeux anniversaire ! Joyeux anniversaire AGS ! Joyeux anniversaire !</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0px; TEXT-ALIGN: justify">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Longue vie à Alliance Géostratégique !</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0px; TEXT-ALIGN: justify">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="RIGHT"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">JGP,<span> </span><a style="COLOR: #551a8b" href="http://defense-jgp.blogspot.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/defense-jgp.blogspot.com');">Mon Blog Défense</a></span></span></p>
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		<title>La cyberguerre a tué le Troisième Reich</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Feb 2010 03:23:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Charles Bwele</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Une féroce cyberkrieg venue d&#8217;Amérique et de Russie a mis l&#8217;Allemagne nazie à genoux. Fou de rage, Hitler exige une nouvelle identité 2.0 sans injection SQL et sans XSS.  Il regrette l&#8217;ère de la programmation en Cobol car ses données personnelles transitent par Moscou et New York hébergeant les architectures cloud computing nationales. Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Une féroce </span><span style="font-size: small;"><em>cyberkrieg</em></span><span style="font-size: small;"> venue d&#8217;Amérique et de Russie a mis l&#8217;Allemagne nazie à genoux. Fou de rage, Hitler exige une nouvelle identité 2.0 sans injection SQL et sans XSS.  Il regrette l&#8217;ère de la programmation en Cobol car ses données personnelles transitent par Moscou et New York hébergeant les architectures </span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Informatique_dans_les_nuages" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/fr.wikipedia.org');" target="_blank"><span style="color: #0000ff;"><span style="font-size: small;"><em>cloud computing</em></span></span></a><span style="font-size: small;"> nationales. Le Führer n&#8217;a plus qu&#8217;à noyer son désarroi : « </span><span style="font-size: small;"><em>je dois mettre ma page Facebook à jour.</em></span><span style="font-size: small;"> » </span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><a href="http://www.alliancegeostrategique.org/2010/02/27/la-cyberguerre-a-tue-le-troisieme-reich/" ><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a><br />
</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="CENTER">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Une réalisation de </span><a href="http://www.ranum.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.ranum.com');" target="_blank"><span style="color: #0000ff;"><span style="font-size: small;">Marcus Ranum</span></span></a><span style="font-size: small;">, l&#8217;autre gourou de la cybersécurité. Les passionnés et les experts en sécurité informatique adoreront&#8230;</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="RIGHT"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Charles Bwele, </span><a href="http://electrosphere.blogspot.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/electrosphere.blogspot.com');" target="_blank"><span style="color: #0000ff;"><span style="font-size: small;"><strong>Électrosphère</strong></span></span></a></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="RIGHT"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="color: #0000ff;"><span style="font-size: small;"><strong><br />
</strong></span></span></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Rugby, guerre et politique : quelques analogies</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 09:46:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>SD</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[En janvier 2010, Invictus est sorti sur les écrans français. Ce film de Clint Eastwood montre comment le rugby a été considéré par Nelson Mandela, comme « la continuation de la politique par d’autres moyens ». La coupe du monde de rugby de 1995 a donc contribué à panser les blessures issues de l’apartheid et à construire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;">En janvier 2010, Invictus est sorti sur les écrans français. Ce film de Clint Eastwood montre comment le rugby a été considéré par Nelson Mandela, comme « la continuation de la politique par d’autres moyens ». La coupe du monde de rugby de 1995 a donc contribué à panser les blessures issues de l’apartheid et à construire une nouvelle identité sud-africaine.</span></em></span></span></span></em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></em></span></span></span></em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;"><img class="aligncenter size-full wp-image-4357" title="XV de France lors de la coupe du monde 2007" src="http://www.alliancegeostrategique.org/images/xv_france.jpg" alt="XV de France lors de la coupe du monde 2007" width="475" height="356" /><br />
</span></em></span></span></span></em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Force est de constater que le rugby comporte de nombreuses analogies avec le combat, les opérations ou la guerre. Certaines similitudes sont propres à ce sport alors que d’autres sont plus généralement communes au mouvement sportif. Le rugby aurait-il pour autant une fonction politique et sociale proche de celle de la guerre </span></span></span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">?</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><span id="more-4340"></span></span></span></span></span></span><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family:  Arial,sans-serif;"><span style="font-size:  small;"><span style="font-style:  normal;"><strong>Le combattant et le joueur</strong></span></span></span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family:  Arial,sans-serif;"><span style="font-size:  small;"><span style="font-style:  normal;"><strong><br />
</strong></span></span></span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-left: 1.25cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">«</span></span></span></span></span></em><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;"> Il m’est toujours resté du rugby la certitude qu’il endurcissait l’individu dans des proportions insoupçonnées.</span></em></span></span></span></em><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> »</span></span></span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> Frédéric Rossif, cinéaste.</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-left: 1.25cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-left: 1.25cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-left: 1.25cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">« </span></span></span></span></span></em><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;">Quand je joue, je suis un combattant. </span></em></span></span></span></em><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">»</span></span></span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> Fabien Pelous. 118 capes et 42 capitanats en équipe de France.</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-left: 1.25cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Le rugbyman dispose souvent de nombreuses caractéristiques du combattant. Il mêle le temps de match, son destin à celui de ses coéquipiers. Ceci reste le propre de tous les sports d’équipe mais dans ce sport, l’engagement physique est presque total. La violence, certes régulée par l’arbitre, doit être maîtrisée d’abord individuellement. Les joueurs entrent sur le terrain en sachant qu’ils vont donner des coups (codifiés) mais également en recevoir. Les qualités idéales du rugbyman, qui peut avoir presque tous les gabarits physiques, sont l’esprit de sacrifice, l’engagement physique,  le sens de l’intérêt collectif, la performance technique, la camaraderie, etc. Cela se rapproche de celle du militaire occidental idéal – idéal car la perfection n’est pas de ce monde. Il est possible d’objecter que la dimension des pertes et de la violence ne sont pas celles du combat des militaires. La seule vraie différence est que le joueur adverse ne cherche pas à vous tuer dans le combat ! Néanmoins, le phénomène des pertes n’est pas à négliger. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Sur les bases des chiffres français (tous sports confondus), les taux annuels de létalité, vraisemblablement sous-estimés, sont de 1 à 2 sportifs  pour 100 000 pratiquants. De même, le risque de blessure n’est pas anodin pour le rugby à XV : 22 blessures pour 1000 heures de jeu, soit statistiquement une par match malgré les protections individuelles. La blessure est donc normale et consubstantielle de l’engagement, tout comme le sang qui coule presque à chaque match.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><strong>Combat sur un champ de bataille ou match de rugby</strong></span></span></span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><strong><br />
</strong></span></span></span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-left: 1.25cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">« </span></span></span></span></span></em><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;">En Nouvelle-Zélande, le rugby est un combat avant d’être un jeu. </span></em></span></span></span></em><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">»</span></span></span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Jacques Fouroux. Ancien joueur et sélectionneur français.</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-left: 1.25cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-left: 1.25cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">« </span></span></span></span></span></em><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;">J’ai passé de bien durs moments depuis le début de la guerre mais rien ne m’a semblé aussi rude que le match que j’ai joué pour la France contre l’Ecosse en 1913. </span></em></span></span></span></em><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">»</span></span></span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">. Marcel Legrain. Mort le 27 juin 1915, sur le front, à Neuville-Saint-Vaast.</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-left: 1.25cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Comme le champ de bataille, le match de rugby est l’affrontement de deux camps, selon une unité de temps, de lieu et d’action. Le corps-à-corps et la mêlée, ouverte ou non, font partie de la pratique du match… Le vocabulaire rugbystique est militaire : les tactiques, le front, les charges, les appuis, la défense, la ligne d’attaque, le choc, le mouvement, les percées,  etc. La manœuvre (combinaison des effets produits par les joueurs – mouvement ou contact) existe sous la forme de jeu dans l’axe ou de jeu déployé. L’analogie dépasse l’utilisation du vocabulaire militaire dans le rugby car les principes appliqués sur le terrain –de rugby - s’approchent réellement de ce qui est prôné lors de l’engagement militaire. </span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">La concentration des efforts, l’économie des moyens et liberté d’action, pour reprendre les principes de Foch, s’appliquent à ce jeu qui, en réalité, reproduit une forme symbolique de combat. Chaque camp se bat pour ses couleurs, de club ou nationales, derrière l’autorité morale et réelle d’un capitaine. Ceci se traduit par l’engouement des plus prestigieuses écoles militaires françaises (Polytechnique, Saint-Cyr, Navale, Collège interarmées de défense, etc.) ou anglo-saxonnes pour ce sport (pour les Etats-Unis, le football américain). Le match s’apparente à un déchaînement de violence codifié, quelque peu comme une bataille conventionnelle sans ennemi voulant tuer l’autre. C’est un affrontement des volontés qui dépasse, à haut niveau, le cadre sportif.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><strong>De la stratégie au rôle politique</strong></span></span></span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><strong><br />
</strong></span></span></span></span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm; padding-left: 30px;" align="JUSTIFY"><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">« </span></span></span></span></span></em><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;">Ce n’est pas parce qu’il est violent que j’aime le rugby. C’est parce qu’il est intelligent.</span></em></span></span></span></em><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> » </span></span></span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Françoise Sagan. Ecrivain.</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; padding-left: 30px;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm; padding-left: 30px;" align="JUSTIFY"><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">« </span></span></span></span></span></em><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;">Le rugby c’est d’abord un sport stratégique où l’occupation de l’espace suggère les images du patrimoine et du terroir. </span></em></span></span></span></em><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">»</span></span></span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> Antoine Blondin. Ecrivain.</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; padding-left: 30px;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">La stratégie existe dans le sport, en général, et dans le rugby, en particulier. La stratégie, combinaison des moyens et des fins pour atteindre des objectifs fixés, une discipline utilisée dans l’ovalie, par les organismes privés – les clubs – ou les fédérations nationales. Les objectifs sont rugbystiques (gagner un championnat ou une coupe), financiers ou politiques. Les moyens sont les joueurs et leur environnement logistique, administratif, financier, etc. Les voies sont la gestion de ces ressources humaines et financières, au cours des saisons.</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">La dimension géopolitique et internationale du rugby ne doit ni être surestimée, ni sous-estimée. Certes, il s’agit d’un sport qui n’est plus olympique et dont l’audience mondiale reste limitée. Le « monde du rugby » n’est pas universel contrairement à celui du football. La coupe du monde de rugby consacre les mêmes équipes. Le 22 février, seules 95 équipes sont classées dans l’</span></span></span></span></span><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">International rugby board </span></span></span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">et 8 des 10 premières équipes appartiennent au tournoi des trois nations ou à celui des six nations.</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;">Cela constitue une de ses particularités. La pratique de ce sport s’inscrit dans des projets nationaux ou des identités régionales. L’Ecosse et le Pays de Galles existent - non exclusivement - par leur équipe de rugby qui contribue à cimenter leurs identités, notamment face à l’Angleterre dominante au sein du Royaume-Uni. Plus étonnant vu de France, l’équipe de rugby d’Irlande représente à la fois la République d’Irlande et l’Irlande du nord ! L’élargissement du tournoi des 4 nations à la France, en 1910, puis à l’Italie, en 2000, montre que le club des meilleures équipes européennes de rugby n’est pas uniquement anglo-saxon. Certains France-Angleterre ont aussi étrangement certaines tonalités de combat séculaire, heureusement pacifique, contre « la perfide Albion ». L’équivalent réciproque existe pour les Angleterre-France. Le Royaume-Uni est pourtant une grande alliée de la France depuis un siècle ! Et, l’Angleterre ? Paradoxe ?</span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Le tournoi des trois nations (Afrique du sud, Australie, Nouvelle-Zélande) est depuis 1996, le pendant des six nations, dans l’hémisphère sud. Il ne s’est pas ouvert aux non anglo-saxons. L’excellente équipe d’Argentine n’en fait pas partie. Le film </span></span></span></span></span><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Invictus </span></span></span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">revient sur le projet national sud-africain. Vu d’Europe, les Wallabies australiens font partie de l’identité de leur pays mais les All-blacks néozélandais sont leur pays. C’est réducteur mais trop souvent vrai. Par ailleurs, des « petits » pays par la taille, ne sont réellement connus en Europe que grâce au rugby : Fidji, Samoa, les iles Cook (sous souveraineté néo-zélandaise).</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
</span></span></span></span></span></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Il existe donc des éléments rugbystiques qui interfèrent avec la géopolitique et les relations internationales. Les réflexions brièvement développées sur les analogies entre le rugby, la géostratégie et la guerre ne représentent pas une étude mais des pistes fondées sur des connaissances et des ressentis. Au-delà de tout cela, le rugby reste d’abord un sport et un beau sport ! Il ne peut plaire à tout le monde. Il porte des valeurs que certains considèrent surannées. D’autres, comme Oscar Wilde, pensent que </span></span></span></span></span><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">«</span></span></span></span></span></em><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><em><span style="font-weight: normal;"> le rugby est un bon moyen pour envoyer trente brutes loin du centre ville</span></em></span></span></span></em><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"> »</span></span></span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">. Faites votre choix…</span></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;"><br />
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="RIGHT"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">S.D., </span></span></span></span></span><a href="http://pourconvaincre.blogspot.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/pourconvaincre.blogspot.com');" target="_blank"><span style="color: #0000ff;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><strong>Pour Convaincre</strong></span></span></span></span></a></p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong>Sources :</strong></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><strong><br />
</strong></span></span></span></p>
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<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><a onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/sportsante.franceolympique.com');" href="http://sportsante.franceolympique.com/sportsante/fichiers/File/Documentation/preventionetmortsubite-gallien.pdf%20%20" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/sportsante.franceolympique.com');"><span style="color: #0000ff;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">La 	Prévention et la mort subite du sportif par le Professeur 	Claude-Louis GALLIEN</span></span></span></span></span></span></a></p>
</li>
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<p style="margin-bottom: 0cm;"><a onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.irb.com');" href="http://www.irb.com/rankings/full.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.irb.com');"><span style="color: #0000ff;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Classement 	international des équipes de rugby</span></span></span></span></span></span></a></p>
</li>
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<p style="margin-bottom: 0cm;"><a onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.rugbylegende.com');" href="http://www.rugbylegende.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.rugbylegende.com');"><span style="color: #0000ff;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"><span style="font-weight: normal;">Rugby 	légende</span></span></span></span></span></span></a></p>
</li>
</ol>
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<p style="margin-bottom: 0cm;">
<p style="margin-bottom: 0cm;">
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