Maintenant que la question du retour de la France dans l’Otan est enfin décidée, on va peut-être commencer à se poser d’autres questions. Et alors que beaucoup s’interrogent aujourd’hui sur la technologie militaire (voir à cet égard l’excellent ouvrage de Joseph Henrotin sur le sujet), on s’interrogera sur les conséquences technologiques et politiques. Par exemple en lisant ce petit billet.
On ajoutera qu’en prenant le commandement d’ACT, la France aura un rôle fondamental en la matière. La “Transformation” (à prononcer à l’américaine) est en effet le mot commun pour “révolution dans les affaires militaires”, c’est-à -dire la question de la révolution de la guerre que permettrait la technologie. Il y a donc aujourd’hui à déterminer : la pertinence de cette “transformation”, mais aussi de la place qu’il faut laisser à la technologie (qui imagine qu’on puisse s’en passer?) et la nouvelle doctrine à mettre en place. Et accessoirement, quelle compatibilité (interopérabilité) exiger dans l’Otan : faudra-t-il être forcément américano compatible? ou pourra-t-on adopter des standards de la base européenne industrielle de défense ?
O. Kempf (EGEA)





JGP // mar 17, 2009 at 22 h 15 min
Sujet intéressant en effet, notamment dans les différences de vision transatlantiques sur la RMA et le NCW, ou ne serait-ce que pour insister encore une fois sur les limites du tout technologique mystique.
Par ailleurs les États-Unis sont-ils eux-mêmes toujours interopérables (et souhaitent-ils l’être) avec leurs alliés membres de l’OTAN ?
Frédéric // mar 18, 2009 at 11 h 11 min
Des critiques estiment que Norfolk n’est qu’un petit ”centre de réflexion” sans influence. Quel est la réalité de l’ACT ?
eric // mar 18, 2009 at 13 h 18 min
pourions nous pas profiter de la situation pour moderniser l armement francais?
Olivier Kempf // mar 18, 2009 at 21 h 46 min
@ JPG : non, les Américains sont même très souvent peu interopérables avec l’Otan? Les Européens le sont beaucoup plus, et le travail de “standardisation” technique sert d’abord les Européens. Même si je ne dispose d’aucune statistique pour justifier mes dires, qui résultent de conversations nombreuses avec des officiers servant dans l’Alliance. Il faudrait effectivement l’avis d’un spécialiste d’armement (un lecteur de la DGA pourrait-il nous aider?) sur la question.
OK
JGP // mar 19, 2009 at 20 h 52 min
cf. l’Irak : l’armée américaine avait mis en place des systèmes et procédures de commandement et contrôle non normalisés utilisant leur réseau secret SIPRNet, auxquels les britanniques ne pouvaient accéder que sous supervision US.
Un des dangers qui guette l’interopérabilité (mais l’interopérabilité totale n’est-elle pas en elle-même un danger) est l’écart des moyens mis en oeuvre, notamment dans les programmes NCW et les efforts de R&D plus généralement, découlant en partie de volontés politiques différentes (du moins sous la précédente administration) mais aussi sur la RMA de visions doctrinaires non identiques des deux côtés de l’Atlantique.
Les US développent leur interopérabilité interarmes mais l’aspect interalliés fait largement défaut.
Frédéric // sept 2, 2009 at 18 h 34 min
M. Merabet confond allégrement les mégatonnes et les kilotonnes. La charge la plus grosse ops est de 25 mégatonnes monté sur des SS 18 en voie d’extinction. La charge la plus puissante en service actuellement aux USA est de moins de 500 kt.
Sur un article sur la stratégie indienne, j’ai lu qu’il fallait une douzaine de bombes A pour détruire une mégalopoles actuel regroupant une dizaine de millions d’hab.
Frédéric // sept 2, 2009 at 18 h 39 min
Et franchement ,”l’Iran maîtrise et manipule le nucléaire depuis 59 ans,” me fait sourire.
Quant aux armes thermobarique, si Gaza en avait vu une explosé sur son sol, on en aurait parlé.
Au bout du compte, je ne comprend l’intention de l’auteur….