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Bazooka >>> Engin explosif improvisé -part.1

janvier 2nd, 2010 · Pas de commentaires · Culture, Parutions, clarisse/les carnets de clarisse

Si le RPG-7 et l’AK-47, armes fabriquées industriellement, sont bien les symboles des guérillas et mouvements révolutionnaires des années 1970-80, l’Engin Explosif Improvisé, lui, fabriqué ou utilisé à partir d’objets et/ matériaux disponibles sur place, est bien le symbole des actions terroristes d’aujourd’hui, individuelles, aléatoires, protéiformes, aux configurations transversales mouvantes, labellisables et exécutées sous licences, détournant à leur profit les règles de la communication de marque.


Bazooka, production 2009

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Après une longue éclipse, le collectif de graphistes français Bazooka a sorti en juin dernier Engin explosif improvisé. Le titre, le résumé de l’album jusqu’à sa stratégie de communication reflètent exactement ce glissement sémantique et stratégique d’une action structurée clandestine armée, le plus souvent soutenue par des États, vers les galaxies des communautés éphémères  et informelles rassemblant ponctuellement et aléatoirement individus solitaires, réseaux solidaires, sympathisants, généreux  -mais pas désintéressés- financiers, jusqu’aux organisations criminelles transnationales et mouvements terroristes classiques.


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Petite précision:
le propos de cet article n’est en AUCUN cas d’insinuer que les artistes sont dangereux, subversifs, voire criminels, etc. Au contraire, l’idée serait que l’étude du regard porté par les artistes sur la société dont ils font partie ou dont ils sont issus, à travers le décryptage de leurs œuvres et de leur perception par le public, peut permettre une compréhension de certains mécanismes criminels/terroristes, à la fois contemporains et à la fois intemporels, parce que l’art est partie intégrante de la nature humaine, tout comme il reflète les rapports de force de la vie en société organisée.
L’artiste questionne, interroge, cherche, raconte, témoigne. Et nous aussi, comme récepteurs actifs, nous devons réfléchir.


Une Europe des années 1975-1985


L’Europe voit dans les années 1975-85 fleurir la remise en question de ses modèles de société, au travers une éclosion de mouvements politiques contestataires, l’émergence de groupuscules terroristes et… un foisonnement créatif désordonné et général (punk, post-punk, cold wave, rock alternatif, JoyDivision /les radios libres/ la Figuration libre, Présence Panchounette, Ben, Hervé di Rosa, Robert Combas /Les Humanoïdes associés, Métal hurlant, Futuropolis / Diva etc.).


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Combas


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Di Rosa


Question (L.L.de Mars) : “Est-ce que c’était l’attitude punk frontale, qui consiste à mépriser… le travail intellectuel… à le considérer comme vain? D’emblée?”

Réponse (Loulou Picasso) : “Non, parce qu’il n’y avait pas cette interrogation-là, comme il n’y avait pas cette interrogation-là au début de la figuration libre. Tu sais, quand Combas et Di Rosa se mettent à peindre, il n’y avait pas d’opposition à ce qui pouvait être réfléchi ou pas réfléchi… Non non ça, enfin moi, ça m’intrigue toujours, hein cette apparition, fin des années 70, comme ça… dans un milieu d’art contemporain qui est quand même très cultivé… où on voit encore… Les grands intellectuels étaient déjà présents à l’époque : regarde Art Press, c’est très sérieux à l’époque. C’est assez étonnant cette apparition en France de tout un groupe de très très jeunes peintres qui… qui n’ont de.. comment dire?.. en commun qu’un véritable dynamisme…”

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Le Collectif Bazooka

En 1974 se forme le collectif de graphistes français Bazooka (Christian Chapiron alias Kiki Picasso, Jean-Louis Dupré alias Loulou Picasso, Olivia Clavel alias Electric Clito, Lulu Larsen, Bernard Vidal alias Bananar, Jean Rouzaud):

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“Rien qu’au nom, tout était dit. Frais émoulus des Beaux-arts (Paris & Rouen), les agités de Bazooka n’avaient qu’une ambition en créant leur collectif en 1974: tout dézinguer sur leur passage, balancer les torpilles picturales sans laisser le temps au public de souffler.”

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Dans la veine de ceux des situationnistes, leurs travaux se basent principalement sur le collage d’images d’origines diverses (actualité, archive, art, bande dessinée), retravaillées avec diverses techniques (dessin, peinture). Cependant, la technique est poussée à l’extrême (L.L.de Mars évoque un «collage de collages»), et ce foisonnement de signes permet la création d’œuvres ambigües laissant au lecteur, au spectateur toute liberté d’interprétation.”

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Les années Libé: “Investir les médias pour y foutre la merde”

Bazooka travaille pour le quotidien Libération, mais devient vite un invité subversif:

Contactés en 1977 par Serge July pour illustrer le journal, ils appliquent à l’actualité les mêmes méthodes de détournement et de contestation qu’envers l’art dans leurs productions précédentes, selon leur désir d’investir les médias pour «y foutre la merde» (Olivia Clavel).”


Loulou Picasso: “C’est-à dire qu’au départ on était engagés pour faire du bouche-trou… Dans les journaux papiers t’as toujours les colonnes et puis, ça va jamais dans le bas, enfin le texte est jamais assez long, donc il te reste un cabochon. [...] Le secrétaire de rédaction de Libé prenait comme ça des graphistes, enfin, des gens sortis des Beaux-Arts pour faire des petits dessins rigolos dans le bas de page, quoi, le cabochon machin…”

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Pour Loulou Picasso, le sens du signe en lui-même n’a pas d’importance. Le signe n’est plus un symbole, il devient un simple élément graphique d’un collage. C’est la juxtaposition, la rencontre de tous ces signes qui crée le sens de l’image ou son interrogation (sans forcément donner une réponse).
“Du signe c’est du signe, quoi: du signe c’est pas du sens.”
“Du signe, du signe, c’est marrant, parce que ça se manipule, oui, c’est marrant.
c’est là où les relectures sont incessantes, on n’avait absolument pas ce regard-là à l’époque sur les mêmes choses.”

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Sur l’utilisation des signes totalitaires et de la svastika:
” C’était du jeu avec le signe… Mais y avait pas encore… Comment dire?.. Enfin, ce qui est horrible maintenant, tu sais, tout
ce… Toute cette transparence, tout ce révisionnisme, enfin, je sais pas quoi. C’était du signe. Voilà. Moi, personnellement, pour l’avoir porté plusieurs fois, pour avoir eu des brassards, des trucs comme ça… C’était évident qu’on était pas des nazis. C’était évident, tu comprends. On était des petits punks jeunes et mignons… Voilà, à jouer les pretty vacant.. Les joliment vides, dans la tête. Mais tu avais toujours en contrepartie un slogan, un titre qui n’avait rien à voir. Qui te placait ailleurs, quoi.”

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“Une grande naïveté. Parce que je… Comment te dire?.. Ça nous paraissait complètement désuet… Je t’assure. Et l’utilisation qui est faite par les punks de… de tous les signes nazis, au départ, etc., c’est une… …. C’est de la bonne santé.”

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“c’est quand même le signe précurseur de la post-modernité, le punk, d’une certaine façon. Il y a un constat qui est fait; il est fait de façon très très brutale. Spontanée etc. Enfin il y a quand même une grande partie de la jeunesse qui se dit «Non, ça va plus… C’est terminé tout ça.”

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Détournements des symboles idéologiques, conflits avec la rédaction: un choc des cultures

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Ce qui donne très rapidement des tensions avec la rédaction du quotidien.

Loulou Picasso: “De là nos conflits, enfin, moi de mes conflits, depuis longtemps, avec Lulu et puis avec une grande partie des gens de Libé… C’est que… On était vraiment très très suspects pour les gauchistes. On a eu vraiment des gros problèmes avec ça à Libé… On s’est fait réellement casser la figure deux trois fois…”

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Pour Kiki Picasso, qui lui travaillait sur l’ambiguïté de la perception du message et sa subversion gratuite, l’explication est différente, lue sous un autre angle:

À Libération, Bazooka avait mis en place une Fondation réactiviste, une pseudo-organisation à la mode Fraternité des Précaires. Elle se présentait comme une émanation menaçante de quelque chose ressemblant à la CIA. En fait, il s’agissait surtout de titiller la parano des milieux d’extrême-gauche, qui avaient tous la certitude d’être surveillés.”

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“La Fondation réactiviste a donc fait un certain nombre de déclarations… disons… un peu perturbantes dans le support lui-même, soit Libération, sous forme de brèves bidons que nous intégrions au journal juste avant son impression. Le truc, c’est que les gens y croyaient parfois, et que l’AFP en a repris certaines. Comme il s’agissait de déclarations particulièrement odieuses (autour de l’antisémitisme, du meurtre d’enfants ou de vieux), tout le monde n’a pas trouvé ça génial… Et les journalistes de Libération n’ont pas tous apprécié, ils ne comprenaient pas trop pourquoi on faisait ça. Certains ont pu s’énerver.”


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Kiki Picasso à l’imprimerie de Libération


EEI, 2009: “au nom du principe de précaution, maintenir l’anxiété et rétablir la peur”

Engin explosif improvisé s’appuie sur l’existence de la Fraternité des Précaires, une mystérieuse organisation militante.

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“Engin explosif improvisé, commandé aux artistes Kiki et Loulou Picasso par l’Office central des inégalités, était dans un premier temps une étude d’impact destinée à apprécier l’influence réelle sur la société des idéaux de la Fraternité des précaires, souvent diffusés sous forme d’images et destinés à la jeunesse. Basée par ses auteurs sur l’observé, le dessiné et le mesuré, cette étude d’impact devait s’insérer dans la réflexion actuellement conduite par diverses institutions pour assimiler sans violence la Fraternité des précaires. Il est devenu, depuis les événements récents, un outil pour tous ceux qui doivent dès maintenant et plus que jamais, au nom du principe de précaution, maintenir l’anxiété et rétablir la peur.”

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La Fraternité des Précaires, c’est quoi?

> c’est une manifestation, une kermesse: images ici
> c’était un site internet (fermé depuis : le lien)

> et une philosophie (ici, par exemple)

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Comme lors de l’aventure Libération, EEI s’appuie sur une histoire située en arrière-plan. Un commanditaire dans l’ombre, des motivations troubles, un message polyforme…


Un mélange des genres: le narratif entre en collision avec le réel


La présentation de l’album, à travers le rôle de la Fraternité des précaires, mélange, comme à l’époque de Libération, le réel avec le fantasme, les peurs avec des faits –inventés? cachés?


“Un rapport d’enquête, à la suite d’actes de vandalisme dans un centre culturel, daté de 1984, est la première trace de l’existence de la Fraternité des précaires dans les archives de l’Office Central des Inégalités. Jusqu’au milieu des années 90, l’activité de la Fraternité des précaires est très discrète, les archives ne possèdent aucune donnée sur la genèse du groupe. Tout porte à croire aujourd’hui que la Fraternité des précaires conduisait alors une politique de recrutement intensive. Les membres de la Fraternité des précaires se nomment entre eux des Volontaires. Contrairement aux autres organisations, la Fraternité n’a pas de dirigeant, ses Volontaires mènent des actions aléatoires difficilement prévisibles. Les Volontaires agissent souvent en groupe, mais il peuvent aussi entrer seuls en action. La Fraternité des précaires ne revendique aucun acte illicite, aucun fait divers sanglant, pourtant la plupart des actes de malveillance ou d’incivilité attribués à des groupes anonymes ou des individus isolés seraient l’œuvre de ses Volontaires.

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Bientôt la frontière disparaît, brouillée, comme dans le monde “virtuel” des réseaux sociaux –comme aussi dans le monde transnational de la criminalité organisée.

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“La recrudescence des dégradations de biens publics et privés, les profanations de sépultures, les menaces de mort, les fusillades dans les collèges et les universités, les bombes déposées dans les grands magasins, les empoisonnements de stocks alimentaires et les enlèvements de policiers sont des signes visibles. Des signes qui font maintenant partie de notre quotidien. Des signes qui annoncent les nouvelles ambitions d’une Fraternité des précaires puissante et dangereuse. Les dirigeants européens, sans doute plus pressés de résoudre leurs problèmes immédiats que de prendre conscience de la gravité de la situation commencent à peine à s’inquiéter. Malheureusement, n’est-il pas trop tard et surtout, ont-ils la capacité de mettre en œuvre une stratégie assez efficace pour désamorcer le phénomène?”

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Question
Ce livre est très politique : quels événements précis ou particuliers l’ont inspiré ?

Réponse (Kiki Picasso)
“Nous avions déjà travaillé pour la Fraternité sans pour autant devenir Volontaires. c’est grâce à cette relation de collaboration rapprochée que des contacts privilégiés furent tissés avec les Volontaires responsables de la rédaction du magazine clandestin Plan d’Urgence. Ils ont été enthousiasmés par les projets de couverture et les maquette que nous avons réalisé pour eux et ils ont donc accepté, en confiance, de nous aider lorsque l’Office Central des Inégalités nous a commandité l’étude d’impact. Ensuite, tout s’est improvisé dans l’harmonie. Les évènements se sont succédés à un rythme très rapide et très excitant. Il y a d’abord eu les émeutes de Noël passées sous silence par l’ensemble des médias, puis les enlèvements de policiers, leurs exécutions dans des conditions abominables lorsque les pouvoir publics ont refusé de se plier aux exigences demandées. Nous étions plongés dans un véritable bain émotionnel très enrichissant pour la création artistique. Nous avons surtout été inspirés par la série des actes de barbarie, également passés sous silence, dont furent victimes certains acteurs secondaires de la scène politique. Pendant cette période de troubles, nous nous sommes contentés d’être des observateurs tolérés. Ce n’est pas évident de rester neutre en travaillant aux cotés des Volontaires, mais nous pouvons affirmer que pendant cette immersion, pas une seule fois, nous avons eu l’impression d’être en danger.”

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Le texte de la fermeture du site est lui-même son propre miroir: réel? inventé? voulu par les artistes? réaction des autorités? Le malaise est général, car finalement que sait-on? où est la réalité?

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Question :“Vous parlez de la Fraternité des Précaires? De quoi s’agit-il ?”
Réponse (Kiki Pcasso)
: “Vous voulez que je vous dise la vérité? Elle est destinée à mentir. À instiller le doute dans l’esprit des gens. À leur faire croire que c’est peut-être vrai. Qui sait?”

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Sur le site lafraternitedesprecaires.org, aujourd’hui fermé, on pouvait lire par exemple:

“Bonjour, Je suis Tess et j’habite dans le 5e arrondissement de Marseille. Je suis passionnée par les révoltes actuelles, surtout par les séquestrations de grands patrons. J’ai un fusil d’assaut et plusieurs revolvers. Je vous propose de garder de façon ponctuelle vos otages…».

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“Cours de vol du débutant à l’attaque de fourgon. Cours collectif ou individuel. Très pédagogue avec les enfants (découverte du vol par le jeu). Sorties en supermarchés, domiciles privés, bijouterie.”

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“La Fraternité des précaires félicite chaleureusement la République démocratique populaire de Corée (RDPC), ses dirigeants et ses scientifiques. Cet essai va contribuer à garantir la présence de la Fraternité des précaires dans la région.”

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Alors qui sont les Volontaires? existent-ils? Est-ce le public, une invention des artistes, une création des médias, des autorités? Ou bien tout à la fois?

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.clarisse • les carnets de clarisse

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>>>> Bazooka >>> Engin explosif improvisé -part.2

La partie 2 de cet article remontera le fil du mécanisme qui conduit d’un côté à une lecture politique de cet acte créatif, et de l’autre, comme au travers du miroir, au possible cheminement d’un individu vers l’action terroriste et l’attentat suicide.


••••

Quelques repères dans l’art: questionner l’irréalité du réel


Déjà Dada et la Nouvelle objectivité (tel Otto Dix) questionnaient l’irréalité du réel en interpellant la société bien-pensante et conformiste par la dérision, l’absurde ou le témoignage cru et sans fard de la laideur. Comme Francisco de Goya des années plus tôt.


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Dada


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Otto Dix


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Goya

•••• sources

Engin explosif improvisé
Propos d’un hurluberlu
arts factory [galerie nomade]

Bazooka
Libération du 24 et 25 Déc.77
Bazooka Production n°1 – 1 janvier 1977, Futuropolis
Groupe Bazooka (Wikipedia)

Olivia Clavel – old photos bazooka

Interview de Kiki Picasso
“Il y a toujours une effervescence créatrice, quelque part”

Un entretien avec Loulou Picasso (L.L. de Mars)
Rennes 2004
version pdf

Fraternité des précaires
“Je fournis les balles et mon sourire”
Site internet

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