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Thème de novembre: le nucléaire

novembre 1st, 2009 · 1 Comment · Armement, Géopolitique, Stratégie, Technologie, Thème du mois

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Alliance Géostratégique consacrera ce mois de novembre à la question nucléaire. L’actualité nous y amène évidemment, mais pas seulement.


Actualité européenne, avec les discours du président Obama en avril en faveur d’un désarmement nucléaire, ce qui conduit à des négociations compliquées avec la Russie (traité START à signer en décembre); cela emporte plusieurs questions sur les relations transatlantiques, la sécurité européenne, la question russe.


Actualité antimissile, avec l’ambition bien moindre des Américains et l’abandon du troisième site en Europe : la solution de remplacement, qui constitue en fait une DAM de théâtre et non de territoire, est-elle opératoire? Quelles conséquences en termes de décision politique mais aussi en termes industriels? Enfin, l’Otan sera-t-il le moyen de ce nouvel outil?


Actualité sur la question de la dissuasion, avec par exemple l’article de MM. Alain Juppé et Michel Rocard appelant à de nouveaux gestes de la part de la France. Faut-il reconsidérer la doctrine de la dissuasion?


Actualité internationale, avec la question iranienne et celle coréenne, mais aussi les conséquences au Pakistan ou en Israël. On se penchera sur la notion de prolifération, sa réalité et ses dangers, réels ou supposés.


Questions plus théoriques enfin : ne faut-il pas penser l’arme nucléaire en termes de guerre limitée ? Prenons, à titre parfaitement fictif, l’exemple d’un pays « doté de l’arme nucléaire » au sens du TNP, installant récemment une base à côté d’un pays proliférant, celui-ci menaçant subitement la base avec ses armes nucléaires : que fait le premier ? L’exemple est bien sûr le seul fruit de mon imagination et n’a absolument aucune chance de décrire « des personnages existant ou ayant existé dans la réalité », comme on dit dans les films.


Bref, un débat passionnant que les membres et les invités d’Alliance Géostratégique sont heureux d’animer. Si vous avez des contributions, nous les étudierons avec intérêt en vue de leur publication dans nos pages.


En vous remerciant de votre fidélité.

O. Kempf, EGEA


P.S.: Envoyez vos contributions (documents Word/OpenOffice et illustrations thématiques) à notre administrateur web et/ou à notre rédactrice-en-chef.


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Un commentaire jusqu'à présent ↓

  • le gaulois

    Un pays “doté de l’arme nucléaire” au sens du TNP, installant récemment une base à côté d’un pays proliférant, celui-ci menaçant subitement la base avec ses armes nucléaires : que fait le premier ?

    « Au sens du TNP » signifie que ce pays doté de l’arme nucléaire est aussi membre du Conseil de sécurité de l’ONU, détail qui pourrait avoir son importance. Il faut aussi se demander s’il est membre d’une organisation de défense, ce qui, si elle était suffisamment puissante, et on peut penser que l’Otan par exemple doit représenter une puissance significative aux yeux d’un pays proliférant, compliquerait un peu la question. Mais la confirmation de ces deux points ne modifie en rien le problème car, si une équipe dirigeante d’un État proliférant a pu concevoir le projet de menacer un EDAN* sur un point très modeste de sa puissance, l’équivalent d’une sentinelle en quelque sorte, le prestige et la force des alliances de cet EDAN en font une cible politiquement attractive. Et on se doute bien qu’une telle attaque n’a pas un but militaire mais seulement politique.
    Ceci étant, le risque d’une attaque nucléaire sur une petite base, dont la perte totale ne saurait constituer une attaque des intérêts vitaux de la nation, réside entièrement, si cette base est à proximité d’une concentration importante de la population locale, dans les pertes civiles qu’on qualifie de collatérales, car hors de l’objectif militaire, mais qui en l’occurrence pourraient être dramatiquement supérieures. On est alors dans une dialectique de chantage très déséquilibré visant seulement à obtenir la fermeture de la base. Les sanctions économiques de la communauté internationale à l’exercice d’un chantage nucléaire rendrait cette opération très coûteuse, voire inutile car la base fermée ou détruite ou vitrifiée ici aujourd’hui peut être réinstallée cinquante kilomètres plus loin demain.
    Et à la question posée, nous répondons qu’il ne faut rien faire. Et si la sentinelle était détruite, elle aurait accompli sa mission qui était d’informer de l’arrivée de la menace, ce qui est le rôle de toutes les sentinelles.

    *État Détenteur de l’Arme Nucléaire dans le Traité sur le non-Prolifération

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