Capitaine Haddock, spécialiste en opérations internationales à dominante maritime et en diplomatie de Défense, s’intéresse au trafic de cocaïne, devenu un puissant moyen de déstabiliser un État ou de financer une insurrection – entre autres.
Depuis quelques temps, la violence criminelle à grande échelle au Mexique alimente les colonnes de la presse mondiale et intéresse un peu plus le lecteur européen. L’État du Mexique y est décrit comme insurrectionnel. Les USA y voient une menace grave à leur frontière. La cause profonde : le trafic de cocaïne et ses violences dérivées. La Colombie a connu plus de deux décennies d’une telle déstabilisation et n’arrive qu’à s’en sortir maintenant, le pire semblant passé. Le citoyen européen ne se sent pas concerné, sauf lorsqu’il faut libérer un otage très médiatisé. Il a tort.
Depuis quelques temps de nombreux signaux apparaissent, tant dans des rapports officiels que des études ou articles, signalant une inquiétude croissante face aux menaces stratégiques que représente l’explosion du trafic de cocaïne vers l’Europe et ses conséquences sur la stabilité de l’Afrique de l’Ouest.
Deux documents en donnent une vision plus détaillée :
- le Rapport annuel 2008 de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) ;
- Le trafic de drogue comme menace à la sécurité en Afrique de l’Ouest, rapport de l’Office contre la drogue et le crime de l’ONU (ONUDC) d’octobre 2008.
Face à cette explosion du trafic de cocaïne, les différentes menaces stratégiques pour l’Europe qui risquent de se concrétiser dans peu de temps méritent une attention particulière. Quelles sont-elles?
Quelles sont les menaces pour la société européenne ?
Une croissance spectaculaire du trafic de cocaïne, dépassant celle des autres drogues
Il n’existe pas de chiffre précis sur les quantités de cocaïne qui sont exportées de la zone de production andine vers l’Europe, car les données collectées sont parcellaires. À partir d’estimations de consommation annuelle moyenne des usagers, le rapport de l’ONUDC mentionne 146 tonnes de cocaïne consommées en 2006 en Europe.
Des études ciblées sur certaines villes européennes, dont certaines à l’aide de procédés inédits, laissent supposer que cette consommation est largement sous-estimée. La même année, environ 110 tonnes ont été saisies en Europe, ce qui porte le total exporté vers cette destination à un minimum de 256 tonnes.
Néanmoins, toutes les études s’accordent sur le fait que ce trafic a explosé au cours de la dernière décennie, ce que traduisent les saisies et les études épidémiologiques. Ainsi les infractions liées aux lois anti-drogues en vigueur ont augmenté de 61% pour la cocaïne entre 2001 et 2006, loin devant les autres produits stupéfiants, celles liées à l’héroïne étant même en baisse.
Selon le rapport de l’OEDT, «la cocaïne est désormais le stimulant le plus couramment utilisé dans de nombreux pays d’Europe méridionale et occidentale et sa consommation ne cesse de s’y accroître, alors que les indicateurs de la consommation d’amphétamines et d’ectasie sont globalement stables et suggèrent même une diminution dans ces régions. En revanche, les amphétamines restent les stimulants les plus consommés dans la plupart des pays d’Europe centrale, septentrionale et orientale, où, dans certains cas, elles représentent une part importante du problème de la drogue.»
et
«Il n’existe pas d’éléments probants portant à croire à une croissance épidémique des problèmes liés à l’héroïne comme celle qu’ont connue de nombreuses régions d’Europe dans les années 90. Globalement, les données indiquent une stabilisation, mais pas une diminution du problème.»
Quant au cannabis :
«Il ressort d’études récentes réalisées en milieu scolaire et chez les adultes que la consommation globale de cannabis se stabilise, voire recule dans certains pays.»
Des effets négatifs sur la santé des populations et les futures générations actives
Globalement, la cocaïne reste la 2ème drogue illicite consommée en Europe, après le cannabis. Au moins 12 millions d’Européens auraient consommé de la cocaïne dans leur vie, soit 3,6% de la population adulte, avec des pointes à 7,7% pour le Royaume-Uni, 7,0% pour l’Espagne, 6,6% pour l’Italie et 5,3% pour l’Irlande. 4 millions l’auraient fait au cours de l’année écoulée, et 2 millions au cours du mois dernier.
Selon l’OEDT, il s’agit d’hypothèses basses et les consommateurs «appartiennent à un vaste continuum social, allant des membres de la société les plus privilégiés aux plus marginalisés. Les modes de consommation sont dès lors eux aussi très variés, de la prise occasionnelle et récréative à une consommation compulsive et marquée par la dépendance.»
La plupart des consommateurs de cocaïne avoue avoir commencé à utiliser la drogue entre 15 et 24 ans. L’impact de la consommation de cocaïne sur les 15-34 ans, génération active de l’Europe pour plusieurs décennies, est très inquiétant : 5,4% des jeunes Européens ont consommé de la cocaïne une fois dans leur vie, 2,3% au cours de l’année écoulée et 1% au cours du dernier mois.
Dans les pays à la plus forte prévalence on remarque cette tendance à l’augmentation de la part de la population de jeunes consommant régulièrement de la cocaïne (au moins tous les mois) : au Royaume-Uni, ils représentent 2,7% des 15-34 ans, mais 3,2% des 15-24 ans et en Espagne, respectivement 2,8% et 3,1%.
Même si la France a des taux de consommateurs de cocaïne inférieurs à la moyenne européenne, elle n’est pas épargnée par le phénomène : 2,6% des 15-64 ans ont consommé de la cocaïne au moins une fois dans leur vie dont 0,6% au cours de l’année écoulée et 0,2% au cours du mois précédent. Chez les 15-34 ans la part de ceux qui ont goûté à la cocaïne dans leur vie est passée de 1,8% en 1995 à 3,5% en 2005, ceux qui en ont consommé dans l’année sont passés de 0,4% à 1,2% sur la même période, et ceux qui en ont pris dans le mois précédent de 0,2% à 0,5%.
Il est difficile d’estimer la létalité de la cocaïne consommée en Europe. Les chiffres obtenus ne prennent en compte que les décès par surdose et non ceux pour lesquels la cocaïne peut en être une cause indirecte (accidents sous l’emprise de la cocaïne, déficiences vasculaires, neurologiques ou immunitaires etc.).
Ainsi selon l’OEDT : «Il est plus difficile de définir et d’identifier les décès dus à la cocaïne que ceux liés aux opiacés. Les décès directement causés par une surdose pharmacologique sont apparemment rares, et ceux-ci sont le plus souvent associés à de très fortes doses de cocaïne. Pour le reste, la plupart des décès dus à la cocaïne semblent être le résultat de la toxicité chronique de la drogue, associée à des complications cardiovasculaires et neurologiques. Le rôle de la cocaïne dans ces décès n’est pas toujours identifié, et il est possible que tous ne soient pas recensés comme décès liés à la cocaïne.
Dans de nombreux cas, la présence d’autres substances vient encore compliquer l’interprétation des données, rendant difficile la déduction de toute relation de cause à effet. En 2006, plus de 450 décès liés à la cocaïne ont été signalés dans 14 États membres. Cela étant, il est probable que ce chiffre soit inférieur à la réalité.»
Pour dégrossir ce nombre, il suffirait de postuler qu’en Europe de l’Ouest, qui possède un niveau de développement comparable aux USA, une tonne de cocaïne écoulée sur le marché fait entre 28 et 35 victimes. Rapportés à l’Europe, en estimation basse, cela donne entre 4000 et 5000 morts par an.
Les chiffres fournis par l’Espagne pour 2007 pourraient confirmer ces estimations : la cocaïne était présente dans 800 cas de décès par usage de drogue. 6000 patients auraient été admis aux urgences pour overdose. 37600 personnes seraient devenues accrocs à la cocaïne dans l’année.
Un coût social élevé
Peu d’études ont été consacrées à l’impact global sur la santé publique de la consommation de cocaïne et de ses coûts associés. L’Europe affiche un certain retard dans ce domaine et aucun chiffre n’est disponible. En Europe, en 2006, 36271 consommateurs de cocaïne ou de «crack» ont entamé un traitement contre la dépendance.
Le coût des politiques publiques contre la drogue est aussi mal évalué. Selon l’OEDT, «En 2005, le total des dépenses publiques liées à la drogue par pays européen se situait dans une fourchette de 13 à 36 milliards d’euros. Cette estimation a été obtenue en extrapolant les dépenses liées à la drogue de six pays (la Belgique, la Hongrie, les Pays-Bas, la Finlande, la Suède et le Royaume-Uni) à d’autres pays. Une nouvelle estimation, comprenant les données d’autres pays (la République tchèque, la France, le Luxembourg, la Pologne, la Slovaquie) a récemment été proposée. Cette nouvelle estimation des dépenses publiques liées à la drogue en Europe s’élève à 34 milliards d’euros (zone de confiance à 95%, 28 à 40 milliards d’euros), soit 0,3% du produit intérieur brut (PIB) consolidé de tous les États membres de l’UE. Les dépenses publiques consacrées à la drogue coûteraient donc en moyenne 60 euros par an au citoyen européen. Toutefois, eu égard aux données limitées sur lesquelles ils reposent, ces chiffres n’ont qu’une valeur indicative.»
Quant au coût pour la société civile (perte de productivité, etc.), il reste inconnu.
La valeur de l’argent sale généré par le trafic de cocaïne en Europe est colossale, mais difficile à estimer, car les estimations sur les quantités, les valeurs et la pureté des produits sont très disparates.
À titre d’exemple, pour un prix du kilo à l’importation (avant coupes pour revente) variant de 26 000€ à 56 000€, 250 tonnes importées représenteraient entre 6,5 et 14 milliards d’euros.
Une menace pour la stabilité de l’Afrique de l’Ouest
Selon l’Office contre la Drogue et le Crime des Nations Unies, «le problème du trafic de drogue en Afrique de l’Ouest est encore limité au regard de l’ampleur du phénomène en Asie de l’Ouest, dans les Caraïbes ou encore en Amérique Centrale. Mais il croît de façon exponentielle et menace de transformer la région en un épicentre d’instabilité et d’anarchie. C’est la dernière chose dont a besoin l’Afrique de l’Ouest».
L’argent de la drogue est en train de pervertir les économies fragiles de la région, mais aussi d’empoisonner la jeunesse locale, puisque le service des «petites mains» est rémunéré en nature.
Le trafic
Il semble que la plupart de la cocaïne qui entre en Afrique de l’Ouest provient en quasi-totalité du Venezuela et du Brésil et arrive par voie maritime ou aérienne vers des pays de transit de l’Ouest africain.
Les quantités estimées par l’ONUDC, 50 tonnes par an, sont manifestement sous-estimées. Des mouvements importants ont été rapportés en Guinée-Bissau, mais aussi en Guinée Conakry, Sierra-Leone, Gambie, Cap-Vert, Ghana, Togo et au Bénin.
Il est surprenant que ces mouvements n’aient été détectés ni en Côte d’Ivoire, où l’on sait que les autres trafics sont importants (armes), ni au Nigeria d’où sont originaires la grande majorité des passeurs vers l’Europe. Les chargements font ensuite l’objet de trafics à l’intérieur des pays africains et repartent vers l’Europe par voie maritime (containers ?), aérienne (passeurs sur des vols commerciaux), terrestre (via le Mali et le Maroc en particulier). Il semble y avoir deux flux parallèles : le premier implique d’importantes cargaisons, détenues et gérées par des organisations sud-américaines. Le second consiste en de petites cargaisons transportées par des passeurs par voie aérienne commerciale vers l’Europe. Ces petites cargaisons proviennent probablement du paiement en nature à ressortissants locaux, par les organisations sud-américaines, pour services rendus.
Déstabilisation économique
«Peu d’activités économiques en Afrique de l’Ouest, en dehors de l’extraction pétrolière, ont le poids économique du trafic de cocaïne. Les économies d’Afrique de l’Ouest sont fragiles, car, à l’exception du Nigeria, elles sont généralement très faibles, et certaines ont un PIB équivalent à la valeur en gros de la cocaïne transitant par la région».
Selon l’ONUDC, la valeur en gros de la cocaïne exportée en 2006 par les pays de l’Ouest africain, avec environ 1,8 milliards de dollars (estimation basse), se classerait en deuxième position des produits exportés, après le cacao de Côte d’Ivoire, chiffre supérieur aux PIB de la Guinée-Bissau, ou de la Gambie, ou du Cap-Vert, ou du Sierra-Leone. La marge bénéficiaire serait de 25%, soit 450 millions de dollars.
La trace de ces flux financiers est perceptible dans l’économie des pays : par exemple les réserves en devises de la Guinée-Bissau sont passées de 33 millions de dollars en 2003 à 113 millions de dollars en 2007, de même que les avoirs étrangers dans les banques de Guinée qui ont été multipliés par 4 entre 2005 et 2007.
Ces augmentations ainsi que celles d’autres indicateurs économiques ne peuvent être justifiées par aucun projet économique légal. La Guinée-Bissau a soudainement attiré 42 millions de dollars d’investissements étranger en 2006 (1/6 du PIB). En Guinée, ces investissements ont décuplé entre 2000 et 2006 et presque doublé en Gambie sur la même période. Cet argent, s’il est mal réparti peut créer une inflation intolérable de certains prix. La monnaie de Gambie, le Dalasi, a ainsi subi une inflation rapide fin 2007, apparemment inexpliquée par les conditions économiques locales.
On retrouve aussi la trace de l’argent du trafic de drogue, en particulier du second flux, lorsque l’on examine les fonds reçus par les pays, envoyés par leurs nationaux travaillant à l’étranger. Au cours des dernières années, l’envoi de fonds a doublé, voir triplé en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Nigeria et au Sénégal. Cette croissance rapide est difficile à expliquer.
«À long terme la dépendance économique envers l’argent de la drogue peut réduire la volonté politique de lutter contre ce commerce. En effet, l’accès à des postes où ces fonds sont accessibles peut devenir une question clé de politique intérieure ; les économies, restructurées pour répondre aux exigences des passeurs de drogue, sont susceptibles d’être déstabilisées si des mesures à l’échelon international obligent les trafiquants à modifier une fois de plus leur itinéraire.»
Risques d’anarchie
«Il est peu probable qu’un cartel de cocaïne étranger tente par lui-même de renverser un gouvernement, mais les dissidents locaux devenus puissants grâce au commerce de la drogue le peuvent.»
À ce titre, nous pouvons nous rappeler le précédent historique des guerres civiles au Liberia et au Sierra-Leone, liées au trafic illicite des diamants, représentant un volume financier bien moins important que le trafic de cocaïne.
Le rétablissement de la paix dans ces pays a nécessité un effort très important de la communauté internationale, en particulier au plan militaire. Plus récemment, le chef d’état-major de la Marine de Guinée-Bissau, mis en cause dans le trafic de cocaïne, a tenté de renverser son gouvernement. Enfin, les assassinats du chef d’état-major et du président de ce même pays seraient imputés à une rivalité liée au narco trafic.
«La cause commune de la vulnérabilité de cette région aux changements violents de gouvernement et au trafics de drogues est la faiblesse de l’État de droit».
«En raison d’un manque de ressources de base, de nombreux États d’Afrique de l’Ouest n’ont pas le système de justice pénale pour faire face au trafic de drogue ou à la corruption officielle».
Pour pallier ces déficiences et éviter la déstabilisation, il faut à la fois renforcer l’État de droit et le système judiciaire de ces pays, mais aussi éviter de les impliquer dans une lutte à grande échelle contre le trafic de cocaïne qu’ils ne peuvent mener avec succès sur leur territoire. C’est pourquoi il convient d’interdire le flux du trafic avant qu’il n’arrive sur leurs côtes. Le mieux est de l’attaquer au plus près de la source, en Caraïbe et dans l’Ouest de l’Atlantique, avant que les chargements, dispersés sur l’océan, deviennent plus difficiles à localiser.
Sinon, ces pays «risquent de devenir des “États coquilles” : souverains de nom, mais vidés de leur substance par des criminels qui sont en connivence avec des fonctionnaires corrompus au sein des gouvernements et des forces de l’ordre ; cela compromet non seulement la survie de ces États mais également la sécurité régionale, en raison de la nature transnationale de ces crimes».
Plus préoccupant, selon l’ONUDC, «La relation entre l’Afrique de l’Ouest et l’Europe en ce qui concerne le trafic peut s’avérer semblable à celle qui existe entre le Mexique et les États-Unis. Tout comme les groupes ouest-africains, les cartels mexicains ont commencé comme fournisseur de services pour les trafiquants colombiens, et ils étaient payés en nature plutôt qu’en espèces. Leur vaste diaspora marginalisée aux États-Unis leur a permis de prendre finalement le contrôle du marché et de reléguer les Colombiens à un rôle secondaire. Dans les deux cas, les relations transfrontalières et les transferts de fonds fournissent une infrastructure pour le commerce criminel transnational.
La situation en Afrique de l’Ouest pourrait finir par ressembler à celle à laquelle le Mexique est confrontée aujourd’hui, dans laquelle des forces de police locales ont été enrôlées par des réseaux de trafiquants, qui se livrent à une guerre ouverte avec l’État et entre eux.
L’Afrique de l’Ouest, dans l’ensemble, est à la fois plus pauvre et moins stable que le Mexique, et donc d’autant vulnérable aux effets d’un tel conflit. De nombreux anciens enfants soldats et autres jeunes hommes brutalisés n’ont pas beaucoup de sources de revenus possibles ou d’alternatives pour assurer leur avenir.»
Conclusion
Il est encore temps d’agir, mais il n’est plus possible d’attendre face à de telles menaces. L’État français en prend conscience et a lancé la réflexion sur le sujet. Néanmoins, une stratégie purement nationale ne peut aboutir, car la menace est par essence transnationale.
La réponse doit être intégrée au niveau européen et coordonnée avec l’ensemble du continent américain. La stratégie appliquée doit être générale, et prendre en compte simultanément les différents domaines du triptyque indispensables à son efficacité :
– la prévention de l’usage avant qu’il ne débute,
– l’intervention auprès des consommateurs pour les soigner,
– la rupture du marché.
Pour ce troisième volet, la coopération internationale est incontournable. Elle va de l’assistance aux États producteurs pour éradiquer la culture de la coca et fournir des alternatives économiques fiables, passe par la mise en place de dispositifs permettant l’interdiction efficace des flux principaux du trafic, se poursuit par le démantèlement des réseaux et de leurs dispositifs de blanchiment d’argent, afin que cette activité criminelle ne soit plus rentable.
Capitaine Haddock





clarisse // avr 22, 2009 at 1 h 06 min
Cette note d’actualité du CF2R complète assez bien le sujet :
“Depuis la guerre qui l’a opposé à Tsahal pendant l’été 2006, le Hezbollah libanais semble avoir considérablement augmenté son activité criminelle, principalement le trafic de drogue sur le continent américain, afin d’assurer une partie du financement dont il a besoin pour fonctionner…”
http://www.cf2r.org/fr/notes-actualite/les-trafics-de-drogue-du-hezbollah-en-amerique-latine.php
Stéphane Mantoux // avr 22, 2009 at 18 h 52 min
Bonjour,
“Depuis quelques temps, la violence criminelle à grande échelle au Mexique alimente les colonnes de la presse mondiale et intéresse un peu plus le lecteur européen. L’État du Mexique y est décrit comme insurrectionnel. Les USA y voient une menace grave à leur frontière. La cause profonde : le trafic de cocaïne et ses violences dérivées.”
Votre article m’a passionné ! Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur l’implication des cartels mexicains dans l’expédition de cocaïne en Europe via l’Afrique de l’Ouest ?
Merci d’avance !
Stéphane.
eric // avr 29, 2009 at 7 h 53 min
serait t’il possible de savoir plus de chose sur le Mexique ce sujet est tres interessant et votre article est super bravo
Capitaine Haddock // mai 1, 2009 at 2 h 02 min
Merci pour vos commentaires.
Actuellement il n’y a pas d’indices de la présence de cartels mexicains en Afrique. les organisations criminelles qui s’y sont installées sont essentiellement colombiennes. Les organisations espagnoles qui étaient déjà présentes au Maroc, descendent aussi de plus en plus vers le Sud .
Plus inquiétant, un groupe comme le Hezbollah est de plus en plus impliqué dans le trafic de cocaïne vers le Proche-Orient et l’Europe orientale en passant par l’Afrique, à seule fin pour l’instant de se financer .
Stéphane Mantoux // mai 4, 2009 at 9 h 28 min
Merci pour votre réponse !
Cordialement.
SAELEN // mai 25, 2009 at 19 h 47 min
Vous n’évoquez pas l’implication de la ndrangheta et de la mafia des pays de l’est dans la redistribution à partir de l’Afrique de l’ouest, Maroc et Espagne?
Janvier // mai 20, 2010 at 10 h 58 min
Bon la cocaine c’est dangereux, mais le Pastis, et le Whisky, ca destabilise pas l’Afrique.
Vous savez comment on appelait L’ex president Bedie, en Cote d’Voire? Johnny le Marcheur (Johnny Walker). Sa dose, une bouteille par jour.