Clarisse rhabille le thème du mois…
Il y a exactement un an, en mars 2008, – juste avant le sommet de l’OTAN à Bucarest des 2-4 avril 2008 – Peter van Ham, directeur de la recherche en gouvernance mondiale au Netherlands Institute of International Relations, proposait à l’OTAN une méthode choc pour affronter les défis du 21e siècle :

“Les analystes commerciaux utilisent pour décrire la qualité qui permet de s’adapter à de nouvelles tâches tout en restant fidèle à ses principes l’expression courbe Madonna. Cette courbe fait référence à la légendaire diva de la pop, qui a réinventé son identité à chaque fois que son style et sa célébrité semblaient irrémédiablement sur la voie du déclin, et dont l’audace lui a permis de rester au goût du jour et d’atteindre une renommée toujours plus grande.”
Une liste de problèmes, des pistes de réforme
Cet article de la Revue de l’OTAN n’est pas le seul à aborder le problème de la mutation attendue de l’Alliance, car un second texte de Julian Lindley-French* et James Townsend* expose à son tour les enjeux et le prix à payer pour véritablement faire entrer l’OTAN dans le 21e siècle. Résumé de toutes ces réflexions :
• l’Alliance a-t-elle l’imagination stratégique requise?
> que faut-il planifier ?
> quel est son niveau d’ambition ?
> comment assurer une gouvernance crédible ?
• la structure suit la puissance; et la puissance doit être mue par une vision d’ensemble
> les idées sont le moteur
> ce qui exige une réelle audace
> et une grande clairvoyance
• la stratégie a été remplacée par une approche bureaucratique de la sécurité
> c’est une stratégie de l’ersatz : plus l’engagement est creux, plus son titre est pompeux
• l’Alliance repose-t-elle sur des intérêts et des valeurs partagés, ou est-elle devenue une simple coalition de sécurité ? elle doit maintenant :
> commencer à vivre en fonction de ses moyens
> placer à un nouveau niveau ses relations avec les partenaires mondiaux et les acteurs clés (UE, ONU, Banque mondiale)
> se rapprocher de ses partenaires, clarifier leurs droits et obligations en établissant des règles nouvelles et transparentes
> conclure un accord Berlin Plus en sens inverse
> se réformer, sans quoi elle affrontera une diminution progressive de sa pertinence et de sa valeur
• l’OTAN devrait suivre la courbe Madonna sans attendre que ses controverses deviennent des querelles publiques
> seul un nouveau concept stratégique peut permettre l’effort de sa réforme générale.
Alliance de défense, oui, mais contre qui ?
La réunion du Conseil de l’Atlantique Nord du 5 mars dernier à Bruxelles a permis un vif et long débat entre les ministres des affaires étrangères, au sujet des rapports que devrait avoir l’Alliance avec la Russie.
Écouter l’intervention de Bernard Kouchner est assez instructif :
- la Lituanie s’est opposée à un accord pendant presque toute la journée : il a fallu une dure et franche discussion fortement argumentée entre tous les membres pour pouvoir la convaincre d’accepter la reprise du dialogue OTAN/Russie
- la vraie question qui doit être posée : défendre l’Europe, oui, mais contre qui ?
- une certitude partagée et affirmée : “L’Alliance défend les valeurs de la démocratie.”
- il faut parler à la Russie : “Si on ne se parle pas, comment s’influencer ?”
- et ce dialogue n’est “pas un multilatéralisme“, mais bien une “démarche d’ouverture” incontournable aujourd’hui
- la France met aussi en œuvre ce dialogue au niveau interministériel, en nommant Pierre Lellouche représentant spécial de la France pour l’Afghanistan et le Pakistan, afin que les enjeux de l’engagement militaire national ne relèvent pas exclusivement des décisions du Quai d’Orsay.
Les trois sphères géopolitiques de l’Union européenne
L’Union européenne a forgé sa propre vision politique, stratégique et militaire, différente de celle de l’OTAN.
Ayant effectué sa mue économique, résisté à ses divergences irakiennes, survécu à la greffe de l’élargissement, testé au feu sa politique de défense, réformé ses législations, l’Union est entrée pleinement dans le 21e siècle, en se définissant trois sphères d’influence stratégique :

La Russie, ennemi de l’OTAN ou partenaire européen ?
Lors de cette réunion du 5 mars, David Miliband a précisé que la discussion avec les Russes était indispensable, sur l’Afghanistan comme sur d’autres dossiers. Et que ces discussions sur les élections afghanes ne devaient pas avoir pour unique objectif les cinq mois restant jusqu’à la date du scrutin, mais bien les cinq ans à venir du gouvernement qui sera élu, que l’Union européenne souhaite et doit accompagner tant au niveau civil qu’au niveau sécurité.
Un article de Europe’s Russia problem
Comme le notait Churchill : “La Russie est un rébus enveloppé de mystère, au sein d’une énigme.” Chercher à la résoudre à plusieurs semble logique.
La nouvelle dimension stratégique des “petits pays” de l’Europe centrale
Le Spiegel a noté l’évolution significative des mentalités des pays d’Europe centrale nouvellement entrés dans l’Union européenne, que l’OTAN a libéré d’une menace diffuse autrefois permanente. Leur situation géographique, autrefois une faiblesse, est devenue un atout, un fait dont toute la région à pris conscience :
“Sans l’Europe centrale, il manque à la Russie les voies de transit indispensables à son plan d’influence énergétique. Sans l’Europe centrale, il manque aux États-Unis un emplacement européen pour leur bouclier anti-missile destiné à la protection de la côte Est. Sans l’Europe centrale, il manque à l’Union européenne la consolidation de ses frontières orientales établissant son rôle d’acteur géopolitique incontournable.”

L’Union européenne, un puissant vecteur de mutation
Cet article de Mark Leonard donne un éclairage fondamental sur la réelle stratégie de puissance de l’Union européenne, dont l’OTAN, les États-Unis, la Russie (et nous même, d’ailleurs) n’ont peut-être pas pleinement conscience. Écrit en 2006, il est tout à fait intéressant à relire aujourd’hui.
“Alors que chaque entreprise américaine, chaque ambassade américaine, chaque base militaire américaine est devenue une cible terroriste, l’invisibilité de l’Europe lui permet de répandre son influence sans provocation.
L’obsession de l’Union européenne pour la législation est habituellement considérée comme un signe de faiblesse […] Mais regardez de plus près: les bureaucrates de Bruxelles ont été très occupés à créer un nouvel espace politique capable de faire du 21e siècle le siècle de l’Europe. L’expansion géographique de l’UE n’est rien à côté de son objectif légal et moral grandissant.
Les 80 000 pages de lois développées depuis le marché commun de 1957 – influençant tous les domaines depuis le codage génétique jusqu’aux droits de l’homme – ont fait de l’Europe le premier espace politique viral, diffusant son autorité de trois manières innovantes.
L’échec ultime de la diplomatie ayant conduit à la guerre en Irak a montré que l’Europe est moins puissante quand elle n’adopte pas une vision commune du monde, mais, même ainsi, la multiplicité des centres de pouvoir de l’Union a obligé les États-Unis à plaider sa cause devant l’ONU.
Quand les États-Unis négocient avec d’autres pays, c’est toujours au travers du prisme géopolitique. Le dialogue avec la Russie se critallise sur l’armement nucléaire, l’expansion de l’OTAN, le contrôle civil de l’armée. Le dialogue avec la Colombie ne considère que le flux de drogue qui passe la frontière.
Les Européens, eux, ouvrent la discussion de l’autre côté du spectre : Quelles sont les vraies valeurs qui structurent l’État? Quels sont ses cadres constitutionnels et réglementaires?
La superpuissance solitaire peut contraindre, forcer, imposer sa volonté presque partout dans le monde – mais dès qu’elle tourne le dos, son pouvoir décline. À l’inverse, la force de l’UE est large et profonde : une fois situés dans sa sphère d’influence, les pays changent à jamais.
L’obsession de l’Europe pour le cadre légal entraîne une transformation complète des pays qui sont en contact avec elle, au lieu de juste changer leur apparence. Les États-Unis ont peut-être changé le régime politique de l’Afghanistan, mais l’Europe a transformé toute la société polonaise, depuis sa politique économique, ses lois concernant la propriété privée, jusqu’au traitement des minorités et l’alimentation quotidienne de sa population.
L’OTAN, vestige du passé ?
Bruxelles2 a bien noté les contradictions entre l’ambition de leadership mondial de l’OTAN et la réalité ambigüe de sa structure actuelle, qu’il s’agisse de la mission contre les pirates en Somalie, l’escorte des bateaux du PAM, ou bien encore de certains principes de gouvernance ou de partage des tâches, vestiges du 20e siècle.
“L’Otan étudie l’envoi au printemps de six bâtiments de guerre au large des côtes somaliennes pour participer à la lutte contre la piraterie“, annonce Jaap de Hoop Scheffer, secrétaire général de l’organisation euro-atlantique.
« Nous n’avons pas de mandat du Bundestag pour effectuer une mission au titre de l’Otan, mais uniquement au titre de l’Union européenne», répond Franz Josef Jung, ministre allemand de la Défense.
“Cette organisation, née de la guerre froide, d’essence purement militaire, ce “club” d’alliés où la prédominance des États-Unis était non seulement naturelle mais recherchée, s’est peu à peu transformée en une organisation politique pluraliste. Sans pour cela adapter ses structures, son essence, son statut à un monde moderne, plus exigeant.
Aujourd’hui elle continue ainsi de fonctionner comme une “amicale” dont les décisions se prennent de façon opaque (plutôt de “manière informelle” * comme on se plait à le répéter au siège de l’Otan). Elle n’est soumise à aucun réel contrôle politique (pas de procédure d’élection ni de nomination) et surtout à aucun réel contrôle démocratique. Il n’y a pas d’assemblée qui autorise les dépenses ou les opérations, ou les contrôle. Il n’y a pas de juridiction compétente, vers lequel on puisse contester la régularité de ses actes. Il n’y a pas de journal officiel qui publie ses normes et décisions.
En fait, au nom du “secret défense” - aujourd’hui dévoyé pour couvrir toute une série d’activité, légitimes souvent, contestables parfois, l’OTAN est tout simplement une organisation à l’existence douteuse d’un point de vue juridique, hors de “l’État de droit”. Cela il est urgent de le résoudre…”
Évoluer vers un vrai partenariat pour éviter les ruptures stratégiques internes…
“Pour sa première visite à Bruxelles, M. Biden a “écouté” pendant deux heures les ambassadeurs des 26 pays de l’OTAN au siège de l’Alliance atlantique sur la “stratégie commune” à adopter en Afghanistan et au Pakistan.”
Cette brève est révélatrice. Le vice-président américain a “écouté” – et non pas discuté. Le fond du problème est là. Une vraie discussion de partenaire à partenaire, d’égal à égal, serait en place à l’OTAN, la situation ne serait pas arrivée à ce stade d’absurdité où deux chefs contredisent une directive et refusent d’appliquer la règle d’engagement imposée par le SACEUR, qu’ils jugent illégale.
… et leurs conséquences externes
Car vouloir imposer une politique d’exécutions sommaires, sans jugement, (sans même parler de la torture) est une décision qui va non seulement totalement à l’encontre des lois et valeurs de l’UE, qui est impossible à comprendre et inacceptable pour la majorité de ses citoyens, mais surtout qui est complètement suicidaire lorsque l’on considère le passé proche de certains États membres, dont la population comme les élus se souviennent encore douloureusement des polices secrètes et politiques, des disparitions, des exécutions. Et il ne s’agit pas seulement de pays ex-de l’Est (voir l’Espagne).
L’ère féodale de l’Ancien régime est terminée, comme celle du management vertical (trop 20e siècle) et celle de la guerre froide. Le monde est devenu multipolaire, l’Europe est multipolaire, l’Union européenne elle-même est multipolaire. Et l’OTAN est bien un outil au service des pays membres, et non pas l’inverse.
L’OTAN, face au choix
Aujourd’hui, l’OTAN a le choix entre deux attitudes :
- rester immobile / conserver ses acquis / adopter une position défensive, donc autocentrée / voir le monde comme on aimerait qu’il soit, et non comme il est / construire des lignes Maginot
- se réformer / mettre en place une gouvernance plus démocratique, consultative / adopter un management efficace / promouvoir une communication ouverte et interactive.
Darwin ou créationnisme ?
On pourrait illustrer ces deux alternatives de façon caricaturale :
- une option créationniste : l’OTAN a été créée par un État supérieur, le plus puissant du monde. Il est donc parfait dans son essence. Remettre en cause ses conceptions, son fonctionnement et ses règles est une hérésie, qui vise à mettre en doute le dogme de la toute-puissance du créateur.
- une option évolutionniste, darwiniste : l’OTAN a été construite à un moment donné de l’histoire, dans un système politique donné et fermé, avec des acteurs particuliers. Aujourd’hui l’environnement a changé, le temps s’est accéléré, les distances ont diminué, la relativité est dans notre quotidien. Les peuples européens se sont adaptés et ont évolués, changeant leur mode de gouvernance, la mutation recombinant les valeurs du vieux socle philosophique partagé avec la palette des richesses de leurs savoirs-faire et l’énergie de leurs volontés politiques, tout en conservant à chaque membre de l’organisme son autonomie.
et le gagnant est :
Quelle direction va donc choisir l’OTAN pour son entrée dans le 21e siècle :
- le style paillette/glam/people Madonna ?
- l’étude méthodique/rigoureuse/scientifique Darwin ?
- l’immobilisme prude/machiste/intégriste créationniste ?
Faites vos jeux… les paris sont ouverts.
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* Julian Lindley-French, professeur de science militaire opérationnelle, Académie de la défense des Pays-Bas, attaché de recherche adjoint, Académie de la défense du Royaume-Uni – James Townsend, directeur du programme pour la sécurité internationale, Conseil atlantique des États-Unis – Mark Leonard, directeur du think-tank European Council on Foreign Relations.
Campagne Louis Vuitton printemps-été 2009, photo Steven Meisel
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Cet article est crossposté sur les carnets de clarisse.





E-fred // mar 13, 2009 at 10 h 12 min
Très bon article, qui devrait aussi être vu dans la presse écrite !!!
Je me pose plutôt cette question : défendre l’Europe, mais contre quoi (parceque qui est trop réstrictif) ?
“L’Alliance défend les valeurs de la démocratie.” Ces valeurs sont-elles vraiment “démocratique” ou sont-elles uniquement le paravent permettant de nous excuser de nos dérives sécuritaires, sous prétexte de défendre l’idée d’une société de justice idéale, bâtie sur deux mille années de frustrations morale ” judéo-chrétienne” ?
Dans ces discours et long débats, jamais on ne parle de la vonlonté des soi-disant simples citoyens, ou de leurs réelles aspirations.
Qu’est ce qui fait que la “popularité “de Madonna donne une courbe ? L’acte d’achat de la ménagère. Plutôt que de parler des bobo-valeurs démocratiques Madonnesques “sur les voies du déclin”, parlez du rapport coût/gain des entreprises d’armement qui n’ont jamais connues vraiment “la crise”. Mais ça c’est l’effet Bashung, né là-bas près de la frontière, celle qui fesait si peur hier…
ZeusIrae // mar 13, 2009 at 16 h 07 min
J’avoue que cela me laisse passablement sceptique.
On peut regretter que les américains écoutent mais ne discutent pas mais de leur point de vue c’est profondément logique.
Pourquoi alors qu’ils fournissent la majeur partie de l’effort militaire et qu’ils sont en réalité la raison d’être de l’alliance atlantique (keeps the americans in) devrait-il faire des concessions qu’il jugent contraire à leur intérêt ou accepter de suivre des stratégies qu’ils désapprouvent. Qui paie commande….
Il pourrait en être autrement s’il était démontré que les européens avaient réellement quelque chose à offrir. Ce qu’on lit aujourd’hui sur la “puissance civile” de l’UE et ses compétence de “nation building” n’est pas crédible. Cela semble surtout dénoter le désire des européens de conserver l’alliance pour pas cher et non une réelle volonté politique.
Quand à au “déficit démocratique ” cela ressemble à un mélange des genres. L’OTAN est une organisation militaire, pas un projet politique général. Qu’on aie ce genre de réflexions montrent plutôt que les idées sont devenues très confuses. Les gouvernement sont seuls responsables de leur politique de défense devant les citoyens.
clarisse // mar 13, 2009 at 16 h 41 min
ZI,
“cela ressemble à un mélange des genres […] l’OTAN est une organisation militaire”
la confusion, c’est bien le problème
à la Commission européenne, on sourit encore en évoquant ces représentants de l’OTAN venus demander “innocemment” une subvention européenne pour une de leurs opérations…
“de leur point de vue c’est profondément logique”.
“ils sont en réalité la raison d’être de l’alliance atlantique”
“Qui paie commande… ”
Halte-là. Ce n’est pas parce qu’ils veulent qu’ils ont raison.
L’Europe est tout de même notre territoire commun, avant d’être une zone stratégique américaine (ou bien les États-Unis ont-ils préséance parce qu’ils pensent logiquement avoir raison, sont les plus forts, et payent ?)
Et les armées européennes seraient donc simples vassales, forces supplétives et mercenarisées ?
Je crains de ne pas voir les choses exactement comme cela…
E-fred // mar 13, 2009 at 17 h 59 min
“L’Europe est tout de même notre territoire commun, avant d’être une zone stratégique américaine ”
Combien de pays européens ont-ils de bases proches des Etats-Unis ?
Ce qui me semble difficile à comprendre, en tant que simple citoyen, c’est que les Etats-Unis viennent en Europe pour déployer leurs batteries anti-missiles tout proche de la Russie, dans les anciens satellites de l’ex-Urss. En fait il n’est plus question de la Baie des Cochons, mais de l’Europe entière qui risque de se retrouver comme nouveau terrain de jeu.
Comme on l’a vu en août dernier, il ne suffit pas de grand chose pour qu’un conflit éclatte.
Les Etats-Unis n’auront absolument aucun état d’ âme à déclarer la guerre à la Russie, après s’être assuré de la non-riposte de la Chine, et l’Europe n’a pas de puits de pétrole ou de gaz, on peut la vitrifier sans problème…
Olivier Kempf // mar 13, 2009 at 22 h 06 min
Bravo, bel article. IL y a effectivement un débat à lever sur le fonctionnement politique de l’alliance. Celle-ci demeure une organisation intergouvernementale typique. Prendre l’UE comme référence est un peu vicieux, car on ne cesse de dire, en Droit international, que l’UE est un objet politique non identifié. IL fat comparer l’Otan à une autre OI spécialisée qui ne ferait pas partie du système ONU, et qui serait géographiquement localisée. OMC, OSCE, UEO…. Enfin, ne pas oublier qu’i ly a une assemblée parlementaire de l’Otan.
Cela étant dit, la rupture de 1966 rappelle à bien d es égards le débat de Maastricht de 1992 sur les transferts de souveraineté. ON les a refusé en 66, accepté en 92. Or, aujourd’hui, il fat bien constater qu’il n’y a plus de transfert de souveraineté à l’OTAN. Qu’en fait l’Otan s’est francisée…. OK
adnstep // mar 14, 2009 at 11 h 26 min
Article de haute volée, qui ne traite cependant que du seul aspect politique : l’OTAN, c’est aussi une machine bureaucratique qui produit des standards, de l’armement aux TIC, et sans laquelle nous serions incapables de déployer réellement nos forces en cas de conflit.
ET des conflits, c’est pas ce qui manque, même s’ils ne sont pas à nos frontières physiques.
Stéphane Mantoux // mar 14, 2009 at 17 h 40 min
Un bon article ma foi.
Il me semble que l’un des points les plus intéressants concerne la relation de l’OTAN avec la Russie et l’interrelation des pays d’Europe centrale, qui jouent maintenant un rôle certain au sein de l’UE, depuis leur intégration.
La carte qui illustre le propos, d’ailleurs, est révélatrice en soi : on voit Moscou, Saint-Pétersbourg, Kaliningrad et l’Oural (!), ce qui montre la permanence de certaines représentations.
L’OTAN réussira-t-elle à sortir du schéma de guerre froide pour lequel elle avait été initialement bâtie ? J’ai été pour ma part frappé, pendant le conflit ossète d’août 2008, de la résurgence d’un discours très anti-russe à tonalité “guerre froide”. Là encore, certains sentiments ont apparemment la vie dure.
A bientôt !
eric // mar 17, 2009 at 8 h 32 min
il faudrait ameliorer encore un peu les relations entre l otan et la russie et pourquoi pas du même temps les relations franco russes